Brigitte Bardot, figure emblématique du cinéma français et fervente défenseure des droits des animaux, continue d’inspirer bien au-delà de sa carrière. Le 21 septembre 2026, une vente aux enchères a eu lieu à l’Hôtel Drouot à Paris, où des objets ayant appartenu à l’icône ont été proposés, suscitant l’intérêt des collectionneurs ainsi que celui des fans de l’actrice.
EN BREF
- La vente a rapporté 953 531 euros, bien au-delà des estimations initiales de 50 000 euros.
- Les 285 objets proposés ont tous trouvé preneur, avec un taux de succès de 100 %.
- La vente a suscité des controverses, notamment des critiques de proches de Bardot sur la dispersion de son patrimoine.
Cette vente exceptionnelle a été marquée par la mise en vente de 285 lots, provenant de l’appartement parisien et de la maison tropézienne de Bardot, La Madrague. L’événement a attiré près de 3 000 enchérisseurs à l’international, témoignant de la fascination persistante pour l’univers de l’actrice. Au total, le montant final de la vente a atteint 953 531 euros, un chiffre qui représente un écart colossal par rapport aux évaluations initiales.
Des pièces emblématiques ont vu leurs prix flamber, à l’image du portrait de Bardot par Jean-Jacques Sempé, adjugé à 25 156 euros, ou d’un autoportrait qui a atteint 39 720 euros. Le bracelet à breloques en or, porté par l’actrice, a été vendu pour 56 931 euros. Même des objets considérés comme anecdotiques, tels que des colliers de chiens, ont connu une envolée spectaculaire, se vendant à 9 400 euros.
Cette vente, bien que couronnée de succès, a également été entourée de controverses. Bernard d’Ormale, dernier mari de Brigitte Bardot, a exprimé son indignation face à cette dispersion, la qualifiant de « scandaleuse » et affirmant n’avoir jamais été informé des détails de la vente. Malgré cela, la Fondation Bardot a précisé que cette décision avait été validée en juin, avec l’accord de d’Ormale, alors président de son conseil d’administration.
Henry-Jean Servat, écrivain et ami de Bardot, a également exprimé son mécontentement, qualifiant la vente de « braderie du patrimoine Bardot », ce qui a entraîné des réactions variées parmi le public, oscillant entre émotion et indignation.
Parallèlement, la Fondation Brigitte Bardot a annoncé que l’intégralité des fonds récoltés serait dédiée à ses actions en faveur des animaux. La fondation a pour mission de recueillir plus de 13 000 animaux, de financer 350 associations à travers le pays et d’organiser chaque année l’adoption de plus de 1 000 chiens et chats. Ce lien entre l’héritage personnel de Bardot et son engagement animalier souligne la double dimension de cette vente.
En 1987, Brigitte Bardot avait déjà organisé une vente pour financer la création de sa fondation, soulignant ainsi son engagement de longue date envers les droits des animaux. Aujourd’hui, la vente de ses souvenirs ne fait pas qu’évoquer la mémoire d’une femme libre, mais elle contribue également à un avenir meilleur pour les animaux, respectant ainsi la volonté de transmission entre attachement familial et cause animale.
Ce rendez-vous, qui a passionné le public, pose néanmoins la question de la gestion du patrimoine des célébrités et des liens émotionnels qui les unissent à leurs objets de mémoire. Alors que les enchères se sont achevées, l’héritage de Brigitte Bardot continue de résonner, mêlant glamour et engagement.