Trente ans après la disparition tragique de Lady Di, son frère Charles Spencer se livre à des révélations fracassantes dans un livre qui secoue les fondements de la couronne britannique. Intitulé « Swan Song : Diana, My Sister », cet ouvrage, publié récemment, ne laisse aucun aspect de la vie de la princesse de Galles de côté, mêlant souvenirs personnels et accusations graves à l’encontre de la famille royale.
EN BREF
- Charles Spencer accuse Charles III d’avoir prédit l’oubli de Diana.
- Le livre dévoile des souvenirs douloureux et des révélations troublantes.
- Le palais de Buckingham a réagi face à ces accusations publiques.
Cette œuvre, qui a déjà atteint la douzième place des meilleures ventes hors fiction sur Amazon UK, est un mélange de réinterprétations et de critiques acerbes. Charles Spencer, ancien journaliste et gardien du domaine familial d’Althorp, a souhaité corriger ce qu’il appelle des « contre-vérités » qui se seraient installées au fil des ans. Au-delà de la volonté de rétablir la vérité, son récit s’apparente à un règlement de comptes avec la famille royale.
Parmi les passages les plus marquants, Spencer évoque un échange téléphonique avec le prince Charles, survenu le lendemain de l’accident mortel de sa sœur à Paris, le 31 août 1997. Il décrit un homme « d’une jovialité insouciante », manifestant une attitude déconcertante face à la tragédie, comme s’il voyait dans cette épreuve une opportunité de se rapprocher de Camilla, aujourd’hui reine.
Le moment le plus explosif du livre concerne une remarque que Charles III aurait faite lors des funérailles de Diana. Spencer l’accuse d’avoir déclaré que la princesse serait « bientôt oubliée », une affirmation qui a conduit Buckingham à répondre publiquement. Un porte-parole du palais a réagi en indiquant que « la douleur d’un deuil fraternel peut obscurcir la raison, affecter le jugement et altérer les souvenirs ». Cette réponse, bien que mesurée, atteste de la gravité de l’accusation.
Interrogé par le Mail on Sunday, Charles Spencer a maintenu ses propos, reprochant au roi de mettre en doute son témoignage. Il a également évoqué un épisode où Diana aurait découvert un bracelet que Charles avait acheté pour Camilla, ce qui aurait presque conduit à l’annulation de leur mariage royal. Cette anecdote, ainsi que d’autres révélations, soulève des questions sur la dynamique familiale et les relations personnelles au sein de la royauté.
Le livre va encore plus loin en abordant la santé mentale de Diana. Spencer écrit que sa sœur, en proie à des pensées suicidaires, se serait rendue à plusieurs reprises à Beachy Head, une falaise tristement célèbre pour les drames qui s’y déroulent. Il mentionne que seul l’amour pour ses fils l’aurait empêchée de passer à l’acte.
Une autre révélation troublante porte sur la réaction de la reine Elizabeth II suite à l’accident. Selon Spencer, la souveraine aurait d’abord réagi avec agacement, s’interrogeant sur les actions de Diana, avant de reconnaître la gravité de la situation et de proposer de lui restituer son titre d’altesse royale, une offre que son frère aurait refusée.
Le livre met également en lumière le mépris qu’éprouvait Diana envers Mohamed al-Fayed, le père de Dodi, qui est mort avec elle dans l’accident. Spencer relate un incident où Diana aurait été incommodée par des avances inappropriées de la part de Fayed, révélant ainsi des tensions personnelles dans le cadre de la tragédie.
Des proches du palais ont critiqué Charles Spencer pour son « hypocrisie », l’accusant de trahir l’intimité de sa sœur tout en dénonçant le harcèlement médiatique. Ce livre, trente ans après la mort de Diana, démontre que la blessure n’a jamais vraiment cicatrisé. La question demeure : Buckingham réagira-t-il plus fermement à ces allégations, au-delà d’un simple démenti ?