Marine Le Pen défend Jordan Bardella face à des accusations d’écrits antisémites

Le président du Rassemblement national (RN), Jordan Bardella, est au cœur d’une controverse suite à des accusations d’écrits antisémites, relayées par le média Mediapart. Marine Le Pen, qui se présente comme candidate à la présidentielle de 2027, a immédiatement apporté son soutien à Bardella, qualifiant l’affaire de « barbouzerie ».

EN BREF

  • Jordan Bardella accusé d’écrits antisémites par Mediapart.
  • Marine Le Pen dénonce des « faux grossiers » et défend son protégé.
  • Bardella envisage des actions légales contre les accusations.

Cette polémique a émergé après que Mediapart a publié des extraits de conversations privées, prétendument écrites par Jordan Bardella lorsqu’il avait entre 17 et 18 ans. Ces échanges contiendraient des propos jugés antisémites, tels que des affirmations selon lesquelles « le juif doit dominer les autres peuples » et des critiques sur l’influence présumée de sionistes sur la politique française. Bardella, âgé de 31 ans aujourd’hui, a fermement nié ces accusations, les qualifiant de « faux grossiers ». Dans une déclaration, il a souligné qu’il n’était pas un militant actif à cette époque et qu’il était encore mineur.

Dans une réaction énergique sur X, anciennement Twitter, Bardella a contesté les accusations, évoquant des propos « délirants et antisémites » attribués à tort. Il a par ailleurs annoncé avoir mandaté son avocat pour entamer les démarches nécessaires afin de défendre son honneur.

Marine Le Pen, qui a pris la tête du RN en 2011, a également exprimé son indignation. Elle a qualifié les allégations de « dingues » et a affirmé qu’elles ne pouvaient être que des fabrications. Le RN, qui a déployé une stratégie de « dédiabolisation » sous sa direction, cherche à se distancier d’un passé marqué par les propos de son ancien président Jean-Marie Le Pen, souvent critiqués pour leur caractère négationniste.

Ce soutien de Le Pen à Bardella intervient dans un contexte délicat, alors que le parti vise à renforcer sa légitimité en vue des élections présidentielles d’avril-mai 2027. Bardella avait d’ailleurs été le premier dirigeant du RN à être officiellement invité par le gouvernement israélien pour une conférence sur la lutte contre l’antisémitisme en mars 2025, marquant un tournant dans la perception du RN à l’international.

Les tensions autour de cette affaire soulèvent des questions sur la manière dont les allégations de racisme et d’antisémitisme sont traitées dans le paysage politique français. À l’approche des élections, ce type de controverse pourrait avoir des répercussions significatives sur l’image du Rassemblement national et sur les ambitions de Marine Le Pen.

Alors que l’enquête de Mediapart se poursuit et que les répercussions politiques de cette affaire se font sentir, il reste à voir comment le RN et ses leaders géreront cette crise qui pourrait potentiellement affecter leur campagne électorale.