Lors d’une visite au salon du bâtiment, porte de Versailles à Paris, Marine Le Pen s’est retrouvée confrontée à une polémique inattendue. Alors qu’elle était venue aborder des sujets tels que la rénovation énergétique et le logement, une enquête de Mediapart révélant des écrits antisémites supposés de Jordan Bardella a perturbé son discours. Selon Le Parisien, la candidate du Rassemblement National (RN) n’avait pas été informée de la publication de l’article et a découvert la controverse en direct, face aux journalistes.
EN BREF
- Marine Le Pen a été surprise par des accusations d’antisémitisme visant Jordan Bardella.
- Bardella conteste fermement les écrits attribués à lui, qualifiant cela de « faux grossiers ».
- Le Pen a défendu son allié sans avoir pris connaissance de l’enquête.
Dans son enquête, Mediapart affirme avoir authentifié des échanges privés attribués à Jordan Bardella, qui, à l’époque, n’avait que 17 et 18 ans. Ces messages contiendraient des propos jugés antisémites et complotistes. En réponse à ces accusations, Bardella a exprimé sur X sa détermination à faire valoir son innocence, indiquant qu’il allait engager des procédures judiciaires pour contester ces allégations.
Face à la presse, Marine Le Pen a réagi avec véhémence, déclarant : « Pas une personne normalement constituée ne peut croire à cette dinguerie. Ça ne peut être qu’un faux, une manip’, une barbouzerie. » Sa réaction, capturée par les caméras, a rapidement attiré l’attention des médias, notamment après que la journaliste de Mediapart ait été éloignée par la sécurité.
À la sortie du salon, alors que les journalistes lui posaient des questions sur les révélations de l’enquête, Le Pen s’est efforcée de recentrer la discussion sur les thèmes initiaux de sa visite. « Vous avez la possibilité de m’interroger sur la rénovation énergétique, » a-t-elle ironisé, tout en répétant qu’elle ne croyait pas aux accusations portées contre Bardella. Elle a également avoué : « Je ne sais pas de quoi on parle », exprimant son agacement face à la tournure des événements.
Les réactions à cette polémique ne se limitent pas aux membres du RN. Yonathan Arfi, président du Crif, a exprimé son « stupéfaction » face à la gravité des propos attribués à Bardella. Dans Le Parisien, plusieurs anciens proches de Bardella ont également réagi, l’un d’eux affirmant ne jamais avoir entendu de telles déclarations de sa part, tout en notant son intérêt passé pour des figures controversées comme Alain Soral. Guy Deballe, ancien secrétaire général du collectif Banlieues patriotes, a quant à lui souligné qu’il appartenait désormais à Bardella de clarifier cette situation.
À ce jour, Mediapart maintient l’authenticité des messages publiés, alors que Jordan Bardella persiste à les nier. Marine Le Pen, quant à elle, a choisi de soutenir son allié dès le départ, malgré son manque de connaissance des détails de l’enquête. Cette séquence, filmée et diffusée, est devenue un point central d’une affaire qui est autant politique que médiatique. Elle illustre également comment une publication inattendue peut bouleverser la communication d’un événement planifié, révélant ainsi la fragilité des discours politiques face à des révélations soudaines.