Ce mardi 29 septembre 2026, les tensions autour des blocus de lycées se sont intensifiées, suscitant des réactions vives de la part des responsables politiques. Valérie Pécresse, présidente de la région Île-de-France, a vivement critiqué Bally Bagayoko, maire de Saint-Denis, qu’elle accuse de mensonge quant aux efforts de rénovation des établissements scolaires. Cette situation intervient alors que des débordements ont été signalés près de plusieurs lycées, entraînant des interpellations et des blessures parmi les élèves et les enseignants.
EN BREF
- Les blocus lycéens ont provoqué des violences et 164 interpellations.
- Valérie Pécresse défend ses actions de rénovation des lycées face aux accusations de LFI.
- Bally Bagayoko appelle le gouvernement à dialoguer avec les lycéens mobilisés.
Les événements de ce lundi 28 septembre ont été marqués par des jets de projectiles, des tirs de mortiers d’artifice et des dégradations, affectant plusieurs établissements scolaires. Dans ce contexte, le gouvernement a pointé du doigt La France insoumise (LFI), l’accusant d’attiser la colère des jeunes. Plusieurs députés, dont Louis Boyard, ont relayé les revendications des lycéens, dénonçant également les violences policières subies par certains élèves lors des manifestations.
Interrogée sur RMC Story, Valérie Pécresse a mis en avant les investissements de la région dans le secteur éducatif. « La région Île-de-France dépense 2 milliards d’euros par an pour les lycées et la jeunesse, trois fois plus que sous la gestion de la gauche il y a dix ans », a-t-elle déclaré. Elle a précisé que 1 milliard d’euros était destiné à la rénovation des lycées, insistant sur le fait qu’un plan de rénovation avait déjà été mis en œuvre au lycée Paul-Éluard, où Bally Bagayoko était présent.
Pécresse a également contesté les déclarations du maire, affirmant qu’il n’avait pas reconnu les efforts réalisés, tels que l’inauguration récente de trois nouveaux bâtiments et de 45 nouvelles classes. « Pourquoi ne dit-il pas la vérité ? Pourquoi ment-il ? », s’est-elle interrogée. Elle a ajouté que certains éléments extérieurs profitaient des blocus pour semer le trouble, évoquant un groupe d’individus vêtus de noir qui se mêleraient aux manifestants.
La présidente de la région a également dénoncé ce qu’elle perçoit comme une manipulation politique de la part de LFI. Selon elle, un mot d’ordre aurait été diffusé sur les réseaux sociaux incitant les jeunes à « saccager leur lycée ». « Aujourd’hui, LFI se comporte comme des pompiers pyromanes », a-t-elle accusé, tout en reconnaissant que la jeunesse éprouve des inquiétudes légitimes face à son avenir.
De son côté, Bally Bagayoko a réaffirmé son soutien aux lycéens de Paul-Éluard, les encourageant à poursuivre leur mobilisation. Il a appelé le Premier ministre, le ministre de l’Éducation et Valérie Pécresse à engager un dialogue constructif avec les élèves, plutôt que de se contenter de déclarations publiques. « Nous avons besoin qu’ils viennent ici, plutôt que de faire de la gesticulation derrière les caméras », a-t-il déclaré.
Cette confrontation révèle les profondes divisions au sein du paysage politique français concernant l’éducation et les conditions d’enseignement. Les blocus lycéens, qui expriment un malaise grandissant parmi les jeunes, sont au cœur des débats, et les réponses politiques à cette crise seront scrutées de près.