Les prix des carburants restent stables malgré des niveaux historiquement élevés

Alors que les automobilistes français s’interrogent sur l’avenir des prix des carburants, la situation actuelle ne laisse guère entrevoir une baisse significative. Le lundi 28 septembre, le prix du gazole s’élevait à 2,33 euros le litre, tandis que le SP95 atteignait 2,05 euros le litre, selon les données gouvernementales. Ces tarifs, parmi les plus élevés constatés, mettent sous pression non seulement les consommateurs, mais également les stations-service, dont le nombre de faillites a été multiplié par cinq au cours du premier semestre 2026.

EN BREF

  • Les prix des carburants restent très élevés, sans baisse prévue à court terme.
  • Frédéric Plan, expert, exclut une nouvelle hausse des tarifs.
  • Le fioul domestique subit également une forte augmentation, corrélée au gazole.

Dans ce contexte, Frédéric Plan, conseiller national de la Fédération Française des Combustibles, Carburants et Chauffage, a affirmé que bien que les prix restent à des niveaux élevés, aucune nouvelle hausse n’est à anticiper. « Nous sommes sur des plateaux très très élevés sur des systèmes de cotation internationale et ça ne bouge plus », a-t-il déclaré lors d’une interview sur RMC. Il a expliqué que les fluctuations se situent entre 1.400 et 1.500 dollars le baril, mais que l’écart entre le prix du baril et le prix du gazole est tel qu’il est peu probable que le prix du gazole augmente, même en cas de hausse du baril.

Frédéric Plan a balayé l’idée d’un carburant à 3 euros le litre, en soulignant qu’il ne voit « ni pourquoi ni comment » cela pourrait se produire. À l’inverse, il a mis en avant que la véritable inquiétude réside dans le prix du fioul, un produit fortement corrélé à celui du gazole. En effet, le fioul domestique a connu une hausse alarmante, passant de 1.187 euros pour 1.000 litres en janvier à 1.675 euros en août 2026, soit une augmentation de 41% en seulement huit mois, selon l’Insee.

Cette situation est en grande partie due à des problèmes de raffinage, ce qui explique pourquoi le gazole a doublé de prix alors que le coût du baril n’a augmenté que de 50%. « L’explication vient de cet écart très important entre le prix raffiné et le pétrole brut », a ajouté Frédéric Plan. Les consommateurs, face à ces prix élevés, retardent le plus possible le remplissage de leurs cuves, se demandant jusqu’à quand ils pourront maintenir cette stratégie.

Les stations-service, quant à elles, subissent de plein fouet cette crise des prix. La multiplication des faillites témoigne d’une pression économique croissante sur ce secteur. Les automobilistes, en quête de solutions, naviguent dans un paysage de prix instables et d’incertitudes, rendant chaque déplacement de plus en plus coûteux.

En somme, la situation actuelle des carburants en France reste préoccupante, avec des prix qui, bien qu’élevés, semblent se stabiliser. Toutefois, les consommateurs doivent rester vigilants face aux fluctuations potentielles du marché, notamment en ce qui concerne le fioul domestique, dont les prix sont étroitement liés à ceux du gazole.