Macron évoque sa femme dans « Paris Match » : « Elle a commis une erreur qu’elle regrette

 

POLITIQUE – Après un entretien décrié par de nombreux observateurs, Emmanuel Macron se livre à un exercice de communication délicat. Face à une vague de commentaires négatifs suite à l’absence de jugement critique révélée dans l’interview accordée par son épouse à Paris Match, le ministre de l’Économie souhaite clarifier sa position.

EN BREF

  • Emmanuel Macron exprime des regrets après l’interview de son épouse.
  • Il souligne que son couple n’est pas une stratégie de communication.
  • Le ministre confirme que sa priorité n’est pas de se porter candidat à la présidence.

Lors d’une intervention au Financial Times à Londres, Emmanuel Macron a tenu à s’excuser pour cette communication malvenue, que beaucoup jugent éloignée de la modernité et de la décontraction qu’il souhaite incarner. « Ce n’est pas une stratégie de communication », a-t-il affirmé avec une fermeté palpable, tout en indiquant qu’il ne s’était pas lui-même entretenu avec l’hebdomadaire people.

Il a ajouté, avec une certaine émotion : « Mon épouse à laquelle je tiens beaucoup a parlé à une journaliste de Paris Match. Elle ne connaît pas le système médiatique, et elle le regrette profondément. C’est une bêtise, une bêtise que nous avons faite ensemble ». Une telle admission témoigne d’une réelle vulnérabilité que peu de figures politiques acceptent de montrer.

Dans le même élan, il a insisté sur l’importance de son couple et de sa famille : « C’est la chose à laquelle je tiens le plus ». Emmanuel Macron a reconnu l’inadéquation de la mise en avant de sa vie personnelle dans le cadre d’une stratégie de communication : « Mon couple, ce n’est pas une stratégie de l’exposer, c’est sans doute une maladresse. Je l’assume pleinement ».

Une réévaluation des réformes en cours

Par ailleurs, au cœur de son intervention, le ministre a évoqué le calendrier des réformes à l’approche de la fin de son quinquennat. Il a indiqué que certaines réformes prévues seront mises sur pause, mais a précisé que entre 60% et 70% des réformes prévues sont en voie d’achèvement. Cependant, il n’a pas détaillé lesquelles seraient suspendues, laissant ainsi place à des interrogations parmi les observateurs.

Son propos a également été marqué par une nouvelle insistance sur une « approche pragmatique » concernant la gestion des réformes. Ce choix de communication pourrait s’inscrire dans une volonté d’apaiser les craintes parmi les soutiens mais également parmi les partisans de l’opposition.

Des ambitions présidentielles encore floues

Interrogé sur ses ambitions pour la prochaine élection présidentielle, Emmanuel Macron a réitéré que ce n’était pas là sa priorité. « Non, je vous ai déjà répondu. Aujourd’hui, ce n’est pas la priorité », a-t-il affirmé en anglais. En français, il a ajouté : « C’est une question qui aujourd’hui n’a aucun intérêt ». Ces déclarations, bien qu’évitant de s’engager, laissent entendre une volonté de se concentrer sur la gestion présente plutôt que sur un futur politique incertain.

Avec un tel contexte, l’avenir du ministre de l’Économie pourrait bien dépendre de sa capacité à dissiper les doutes qui l’entourent tout en menant à bien les réformes. Sa tentative de redorer son image familiale pourrait se heurter à la nécessité d’obtenir des résultats tangibles dans sa politique économique et sociale. Alors que les enjeux se corsent, il sera intéressant de voir comment il parviendra à naviguer entre ces eaux tumultueuses.