Rachida Dati et Sophia Chikirou : une surprenante proximité à travers leurs échanges de SMS

 

Si rien ne semblait destiner Rachida Dati et Sophia Chikirou à se rapprocher, les récentes révélations du Nouvel Obs, parues ce vendredi, jettent une lumière inattendue sur leurs interactions. À moins de trois mois des prochaines élections municipales à Paris, ces deux candidates, issues d’horizons politiques radicalement opposés, semblent établir des échanges discrets, et peut-être même une alliance stratégique.

EN BREF

  • Rachida Dati et Sophia Chikirou échangent discrètement dans la perspective des municipales de 2026.
  • Les deux candidates partagent un adversaire commun : le Parti socialiste, au pouvoir à Paris depuis 25 ans.
  • Pierre-Yves Bournazel, ancien de Rachida Dati, critique avec virulence la ministre.

Rachida Dati, figure bien connue de la droite française et ancienne ministre de la Culture, et Sophia Chikirou, députée insoumise, ne semblent pas être naturellement faites pour se soutenir. Pourtant, dans l’ombre de la campagne qui s’amorce, des sources proches des deux femmes laissent entendre qu’elles entretiennent une relation d’estime mutuelle. Un responsable d’un parti de droite a indiqué qu’elles « se parlent, s’envoient des SMS et s’épargnent » lorsque cela est possible. Du côté de La France insoumise, on confirme cette proximité tout en minimisant l’idée d’une véritable alliance, affirmant qu’il n’y a « pas de discussion secrète » visant à nuire aux socialistes.

Derrière cette connexion inattendue, une stratégie se dessine. En effet, Dati et Chikirou partagent un objectif commun : contrer le Parti socialiste, qui, depuis un quart de siècle, s’est installé durablement dans la capitale. Pour Rachida Dati, l’élection municipale représente une opportunité rêvée, un pari qu’elle compte gagner. Elle espère qu’une candidature forte de La France insoumise pourra attirer les électeurs nécessaires pour dépasser le seuil des 10 % au premier tour sans se retrouver soudainement en position de fusionner avec le PS par la suite. Son objectif est clair : faire tomber le socialisme à Paris.

Dans cette dynamique, elle n’hésite pas à avoir des mots durs envers la majorité sortante, tandis que Chikirou se positionne comme la candidate qui saura créer la surprise. « Il ne faut pas qu’un socialiste soit maire de Paris », a-t-elle récemment affirmé dans Le Parisien, dévoilant ses intentions de bousculer les pronostics en cette année électorale.

Un duel difficile à anticiper

Ce contexte place Emmanuel Grégoire, le candidat socialiste, dans une position délicate. Évalué d’un côté par la droite, représentée par Dati, et de l’autre par une gauche qui pourrait finalement se révéler plus soudée qu’elle ne le paraissait, il doit faire face à deux femmes qui préfèrent, pour l’heure, ne pas s’attaquer l’une à l’autre. Une tactique qui pourrait s’avérer payante, mais qui reste à observer au fil des prochains mois.

Un vent de critiques sur Rachida Dati

Mais l’entente ne semble pas être le cas de tous. Pierre-Yves Bournazel, collègue de Rachida Dati dans le passé et désormais partisan de Renaissance, ne cache pas sa désapprobation à l’égard de la ministre. Dans des propos cités dans les colonnes du Monde et du Point, il a exprimé son opinion sur Dati, la qualifiant d’« en état d’ébriété narcissique ». Bournazel, qui agissait autrefois comme porte-parole de la ministre, évoque sa collaboration avec elle comme un « enchaînement d’ordres et de contre-ordres », décrivant la période comme une « mission suicide » dont il peine encore à se remettre. Cette critique acerbe témoigne de la complexité des relations politiques et des rivalités qui peuvent perdurer longtemps après la fin d’une collaboration.

En somme, Paris est en passe de devenir le théâtre d’une bataille politique mémorable. Rachida Dati et Sophia Chikirou, bien que différentes sur la forme, semblent réunies par la nécessité de renverser une machine socialiste bien huilée. À l’aube des élections, il sera fascinant de voir comment cette dynamique évoluera, et qui saura réellement tirer profit de ces échanges inattendus.