Mazarine Pingeot, la fille de François Mitterrand, aurait bénéficié d’un logement de luxe…

Le débat autour de l’héritage de François Mitterrand a fait surface avec une intensité renouvelée, particulièrement depuis la diffusion, ce lundi 5 janvier 2026, par France 2, d’une série événement dédiée à l’ancien président. Ce programme a retracé son parcours politique en mettant en lumière les zones d’ombre qui l’entourent. Dans ce contexte, une rumeur persistante a pris d’assaut les réseaux sociaux, mettant en cause Mazarine Pingeot, sa fille, accusée d’être logée dans le luxe aux frais de l’État.

EN BREF

  • Mazarine Pingeot est accusée sur les réseaux sociaux de bénéficier d’un logement d’État.
  • Le château de Souzy-la-Briche, propriété de l’État, suscite des interrogations sur son entretien.
  • La Cour des comptes a souligné les coûts importants liés à cette résidence, malgré son absence d’utilisation.

À l’origine de cette polémique, un message diffusé sur la plateforme X affirme que Mazarine Pingeot aurait toujours accès au château de Souzy-la-Briche. Cette vaste propriété de l’État, située dans l’Essonne, bénéficierait également d’une protection policière financée par le contribuable. Au cœur de ces déclarations se trouvent des accusations particulièrement virulentes qui évoquent un privilège héréditaire attribué à son statut de « fille cachée » de l’ancien président.

Il est intéressant de noter que Souzy-la-Briche n’est pas un lieu anodin dans l’histoire politique française. Ce domaine, qui s’étend sur 360 hectares, a été légué à l’Etat par le couple Simon à leur décès. Initialement affectée à la présidence de la République, cette élégante résidence a été davantage marquée par son utilisation sous François Mitterrand.

Un refuge au cœur des secrets familiaux

Dès l’été 1981, François Mitterrand a découvert ce refuge discret, loin des paparazzis. Entre ses murs, il a partagé plus de treize années de sa vie intime avec Anne Pingeot et leur fille Mazarine. Ce lieu est devenu leur sanctuaire, à l’abri des regards indiscrets. À la demande du président, des travaux considérables ont démarré en 1982, pour un coût de près de 2,5 millions de francs. Un court de tennis et un parcours hippique ont notamment été réalisés, en l’honneur des 14 ans de Mazarine, transformant le château en symbole d’un secret jalousement gardé.

Pourtant, vivre dans un endroit pendant son enfance ne signifie pas y résider encore aujourd’hui. Contrairement à ce que rapportent certaines publications, Mazarine Pingeot n’occupe plus le château de Souzy-la-Briche. Selon les informations de nos confrères du Figaro Immobilier, après le départ de François Mitterrand, plusieurs discussions ont eu lieu concernant l’utilisation de la propriété. Jacques Chirac a brièvement séjourné dans le domaine, tandis que Nicolas Sarkozy a envisagé de le vendre avant de renoncer, du fait des conditions du legs de Simon. Ce dernier a finalement proposé la résidence à son Premier ministre, François Fillon, qui n’y a jamais mis les pieds.

Une demeure controversée et négligée

Depuis ces événements, l’édifice a peu à peu sombré dans l’oubli. La Cour des comptes a d’ailleurs relevé dès 2009 le coût élevé de son entretien. Dès lors, l’absence d’occupation du château a soulevé des questions sur son utilisation, surtout au regard de la présence permanente de personnel sur place. Pour l’année 2008, les coûts de fonctionnement ont ainsi atteint 233 000 euros, une somme qui alimentent les critiques concernant la gestion de ce patrimoine public.

Avec la diffusion récente de la série sur France 2, les souvenirs sont ravivés, et les débats rejaillissent au sujet de Souzy-la-Briche. Néanmoins, un point reste tout à fait inébranlable : Mazarine Pingeot ne vit pas actuellement à Souzy-la-Briche et ne tire pas profit de cette propriété aux frais des contribuables, soulignant ainsi un écart entre les perceptions et la réalité.