Une affaire de viol collectif qui remonte à 2024 refait surface aux États-Unis, suscitant une vague d’indignation. Jane Doe, une ancienne étudiante de l’université de Cornell, accuse sept hommes d’une fraternité d’avoir abusé d’elle après l’avoir droguée et alcoolisée. Bien que la victime ait porté plainte initialement, aucune poursuite n’avait été engagée, ce qui a suscité l’émoi dans l’opinion publique.
EN BREF
- Jane Doe accuse sept hommes d’une fraternité de l’avoir droguée et violée en 2024.
- La plainte initiale n’avait pas donné lieu à des poursuites judiciaires.
- L’enquête a été rouverte après une nouvelle plainte déposée en septembre 2026.
Dans une plainte déposée le 16 septembre 2026, Jane Doe relate des agressions sexuelles survenues pendant plusieurs heures. À l’origine de cette soirée tragique, elle s’était rendue à la fraternité de Chi Phi pour voir un ami. Jane Doe, alors âgée de 20 ans et étudiante à Cornell depuis deux ans, raconte avoir été accueillie par des boissons alcoolisées et de la kétamine, une drogue qu’elle n’avait jamais consommée auparavant.
Les événements se sont rapidement détériorés. Ce qui devait être une simple rencontre s’est transformé en un véritable cauchemar. Jane Doe affirme avoir été agressée par sept hommes, subissant des fellations forcées et des pénétrations, tout en étant giflée à plusieurs reprises. Ses blessures physiques témoignent de la violence de cette nuit. La plainte contient des éléments accablants, notamment des captures d’écran de messages envoyés sur Snapchat par ses agresseurs présumés.
Un des messages, envoyé par Jonathan Newell, un des agresseurs, incitait ses « frères » à profiter de la « chatte gratuite » présente à l’étage. Ces propos choquants ont provoqué une réaction massive sur les réseaux sociaux, où de nombreux utilisateurs expriment leur soutien à Jane Doe en partageant des messages comme « Je suis Jane Doe ». Le média étudiant The Cornell Daily Sun a même publié les noms des agresseurs présumés, entraînant la diffusion de leurs portraits en ligne.
Jane Doe avait initialement signalé les faits à la police de l’université le 8 novembre 2024. Son témoignage, bien que fragmenté, contenait des éléments cruciaux, notamment les captures d’écran des conversations sur Snapchat. Malheureusement, le procureur du comté de Tompkins avait décidé de classer l’affaire sans suite. Il a expliqué que la déclaration de Jane Doe ne contenait aucune allégation de viol collectif, arguant qu’elle avait participé à la consommation de drogue et aux rapports sexuels de manière « volontaire ».
Cette décision a soulevé de vives critiques. L’avocat de Jane Doe, Thomas Giuffra, a qualifié l’inaction du procureur de choquante, soulignant que la déclaration de Jane Doe, affirmant avoir été violée, devait être prise en compte. Le procureur a répondu qu’il n’avait pas eu accès à ces propos lors de l’enquête initiale, ce qui aurait pu changer la donne.
Suite à ces révélations, l’affaire a pris une ampleur médiatique considérable. La représentante démocrate Alexandria Ocasio-Cortez a accusé l’université de Cornell de protéger les agresseurs, tandis que l’institution a partiellement réfuté ces accusations, affirmant avoir pris des sanctions disciplinaires à l’encontre des étudiants concernés.
La gouverneure de l’État de New York a annoncé avoir demandé une enquête indépendante sur les événements, soulignant l’importance de mettre fin à cette culture de silence entourant les agressions sexuelles. Dans ce contexte, plusieurs personnalités, dont l’actrice Florence Pugh, ont appelé les hommes à se joindre à la lutte contre ces violences, soulignant que la réaction masculine est cruciale dans cette lutte.
Alors que l’enquête a été rouverte, Jane Doe, quant à elle, a dû abandonner ses études après ces événements traumatisants. L’indignation face à cette affaire témoigne d’un besoin urgent de changement dans la manière dont les agressions sexuelles sont traitées, tant sur le plan judiciaire que social. Les appels à la justice et à la responsabilité résonnent plus que jamais dans une société qui espère voir émerger des changements durables.