Trois jours après l’attaque à bord d’un vol de la compagnie Flydubai reliant Dubaï à Tel-Aviv, l’enquête avance. Des éléments clés émergent concernant le profil du copilote, Hammam Al-Hammami, et ses motivations présumées. Ce mercredi 30 septembre, le vol FZ1073, transportant 174 personnes, a été dérouté en urgence après que le copilote a poignardé le commandant indien dans le cockpit.
EN BREF
- Le copilote Hammam Al-Hammami a attaqué le commandant avec une hache de secours.
- Des soupçons de radicalisation islamiste ont été évoqués par le Premier ministre israélien.
- Le copilote était déjà interdit de vol par les autorités omanaises pour des raisons de sécurité.
Selon les déclarations de Benjamin Netanyahu, le copilote aurait subi une radicalisation islamiste. Au fur et à mesure que l’enquête progresse, des éléments indiquent que l’assaillant avait planifié un acte terroriste. Le procureur général des Émirats arabes unis, Hamad Saif Al Shamsi, a expliqué que le copilote avait agressé le commandant pour tenter de prendre le contrôle de l’avion.
L’enquête est en cours pour établir les circonstances précises de cet incident et les motivations du copilote. Les autorités des Émirats n’ont pas encore divulgué d’autres informations concernant ses antécédents. Toutefois, plusieurs médias internationaux rapportent que Hammam Al-Hammami avait été interdit de vol par Oman Air en raison de suspicions de radicalisation.
Des chaînes comme Al-Arabiyah, CNN et ABC ont révélé que le copilote, d’origine omanaise et syrienne, avait été écarté de son poste chez Oman Air en raison de ses liens potentiels avec des groupes islamistes lors d’un séjour en Syrie. Des préoccupations avaient été soulevées concernant ses opinions extrémistes, ce qui l’a conduit à postuler chez Flydubai après avoir quitté Oman Air sans succès.
Des éléments supplémentaires ont émergé concernant le copilote. Selon des rapportages, des documents à caractère extrémiste auraient été retrouvés dans ses affaires lors d’une formation pour Oman Air. De plus, un profil LinkedIn identifié comme étant le sien contenait des contenus en faveur d’Al-Qaïda, publiés après l’attaque. Un compte X, également attribué à Hammam Al-Hammami, véhiculait des discours misogynes liés à la religion.
Les autorités des Émirats arabes unis n’ont pas encore réagi à ces révélations, laissant des questions sans réponse quant aux mesures qui pourraient être prises à l’avenir. Alors que l’enquête se poursuit, le monde reste en alerte face à la menace de la radicalisation et aux implications que cela pourrait avoir pour la sécurité aérienne.
La situation est d’autant plus préoccupante pour les passagers et les compagnies aériennes, qui doivent jongler entre la sécurité et la confiance du public. Alors que les enquêtes avancent, l’affaire du copilote Hammam Al-Hammami soulève des questions cruciales sur la surveillance des candidats dans le secteur aérien et sur les mesures à adopter pour prévenir de telles menaces à l’avenir.