Lors d’un événement consacré à « l’écologie de droite » à Amboise, le 4 octobre 2026, Christophe Béchu, codirecteur de la campagne d’Édouard Philippe, a réagi à la proposition de Gabriel Attal d’organiser une primaire élargie. Cette idée, qui viserait à rassembler les électeurs sociaux-démocrates et ceux de la droite républicaine, a été rejetée par Béchu, qui estime qu’elle n’apporte aucune clarté.
EN BREF
- Christophe Béchu rejette l’idée d’une primaire élargie proposée par Gabriel Attal.
- Il souligne que les sondages en baisse influencent les appels à la primaire.
- Béchu rappelle que l’histoire des primaires en France est peu concluante.
Interrogé sur cette proposition, Béchu a affirmé que la tendance au rassemblement, qui se dessine depuis longtemps, pourrait être influencée par la chute des scores individuels de certains candidats. « La primaire, ça ne marche pas », a-t-il déclaré, soulignant que seule une fois, celle de François Hollande, a conduit à une victoire à la présidentielle. Il a également noté que même Hollande ne souhaite pas de nouvelle primaire.
Pour Béchu, organiser une telle primaire nécessite du temps et un espace politique cohérent, ce qui n’est pas le cas actuellement. Il a fait remarquer que la proposition d’Attal ne fait qu’ajouter à la confusion, en proposant d’inclure les sociaux-démocrates alors que d’autres plaident pour une primaire uniquement de droite ou de centre.
La question se pose de savoir si cette proposition n’est pas une manœuvre de Gabriel Attal pour sauver sa candidature face à des sondages qui ne décollent pas. Béchu a exprimé des doutes quant à la capacité des responsables politiques à se rassembler. « Si les responsables politiques ne le font pas d’eux-mêmes, les électeurs le provoqueront », a-t-il affirmé, rappelant que lors des élections précédentes, les électeurs avaient retiré leur soutien à certains candidats pour éviter des situations indésirables.
Alors que la date du premier tour de la présidentielle approche, prévue pour le 18 avril, Béchu appelle à une introspection des responsables politiques. « On approche du début de cette période et je veux croire que tous ceux qui n’ont de cesse d’appeler au rassemblement commenceront par se l’appliquer à eux-mêmes », a-t-il conclu, soulignant l’importance d’agir en fonction des véritables dynamiques électorales.