Mathilde Seigner s’exprime sans détour sur le Mercosur : « Ce que je ne comprends pas…

 

Samedi 17 janvier, Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, signera le traité de libre-échange entre l’Union européenne et les pays du Mercosur. Ce pacte commercial, déjà approuvé par la majorité des États membres de l’Union, pourrait entrer « en application provisoire immédiate ». Cela soulève de vives inquiétudes parmi les agriculteurs français, qui voient cet accord comme une menace directe à leur activité.

EN BREF

  • La présidente de la Commission européenne s’apprête à signer un traité de libre-échange avec le Mercosur.
  • Les agriculteurs français dénoncent une concurrence déloyale et des normes inférieures.
  • Mathilde Seigner exprime son soutien aux agriculteurs lors de manifestations.

Les craintes des agriculteurs français

Les agriculteurs français réagissent avec colère face à cet accord. Ils craignent une concurrence déloyale de la part de produits importés, qui, selon eux, ne respecteront pas les mêmes normes de qualité que celles appliquées à la production nationale. Un manifestant, présent au Havre, a déclaré :

« Je sais qu’il y a des produits qui vont rentrer et qui seront moins chers. Les consommateurs ne font peut-être pas attention à ces critères de qualité »

. Ce sentiment est partagé par de nombreux agriculteurs, qui se sentent particulièrement vulnérables face à cette situation.

Un autre agriculteur a ajouté, avec une dose d’exaspération :

« Si l’accord du Mercosur est signé et que des produits étrangers arrivent en France, ils vont bouffer de la merde. Laissez-nous produire en France, nous avons les capacités de le faire »

. Ce cri du cœur met en exergue l’inquiétude croissante quant à la qualité des produits qui pourraient inonder le marché français.

Le soutien de personnalités publiques

L’actrice Mathilde Seigner, connue pour son engagement social, a décidé de prêter sa voix aux agriculteurs en colère. Lors d’une mobilisation massive en novembre dernier, elle a exprimé son indignation face à la situation difficile que rencontrent les agriculteurs. Interrogée par BFMTV, elle a déclaré :

« Ce sont quand même des gens qui nous font manger. Pourquoi ne peuvent-ils pas vivre de leur métier alors qu’ils travaillent 70 heures par semaine pour des salaires minables ? »

Elle continue en soulignant l’absence de soutien :

« Ce que je ne comprends pas, c’est pourquoi on ne les aide pas plus. On a l’impression que le monde politique est déconnecté du monde rural »

. Ce constat résonne particulièrement auprès des agriculteurs, qui jugent leur situation connaître une aggravation continue face à un ministère souvent absent de leurs préoccupations.

Malgré la signature imminente du traité, l’espoir reste présent parmi les agriculteurs. Une nouvelle manifestation est prévue le 20 janvier devant le Parlement européen. Cet événement pourrait jouer un rôle clé, notamment si le Parlement décide de saisir la Cour de justice de l’Union européenne pour suspendre l’application de l’accord ou même de refuser de voter le traité. Les acteurs politiques et économiques seront donc à l’écoute de cette mobilisation, susceptible d’influer sur l’avenir du secteur agricole en France.