Invitée sur RTL ce mardi 6 octobre, Nadine Trintignant a partagé des souvenirs poignants de ses filles disparues, Pauline et Marie. À 91 ans, l’écrivaine et réalisatrice a récemment publié son douzième livre, Ceux qui nous manquent, où elle retrace les moments marquants de sa vie.
EN BREF
- Nadine Trintignant parle de ses deux filles disparues dans son dernier livre.
- Elle refuse de faire son deuil, affirmant que l’amour pour elles perdure.
- Elle souhaite célébrer leur vie plutôt que de se concentrer sur leur perte.
Dans son ouvrage, Nadine Trintignant n’omet pas d’évoquer les tragédies qui ont bouleversé son existence. En effet, Pauline, sa première fille, est décédée neuf mois après sa naissance en 1969. Marie, quant à elle, a perdu la vie en 2003, victime de violences conjugales. Ces événements ont durablement marqué la réalisatrice, qui se confie sur leur impact dans son quotidien.
« On ne s’en remet pas », a-t-elle déclaré, soulignant la difficulté de vivre avec ces pertes. Pour elle, le concept de « faire son deuil » est insupportable. « Je ne ferai jamais mon deuil d’aucune de ces personnes qui sont dans le livre. Je les aime pour toujours. Et Pauline était un bébé merveilleux. C’est un cadeau. Les enfants, c’est des cadeaux », a-t-elle ajouté avec une émotion palpable.
Dans ce livre, elle cherche à célébrer la mémoire de ses filles, en insistant sur l’importance de se souvenir d’elles avec joie plutôt qu’avec tristesse. « Il faut s’en souvenir avec douceur, avec sourire », a-t-elle insisté. Nadine Trintignant a également évoqué les rencontres avec des inconnus qui lui parlent de Marie, souvent en se remémorant les circonstances tragiques de sa mort. Elle souhaite ainsi réorienter ces souvenirs vers la vie de sa fille, plutôt que de se focaliser sur sa fin tragique.
La relation qu’elle entretenait avec Marie était particulièrement forte. « C’est vrai que j’ai perdu ma lumière avec Marie », a-t-elle avoué. Les deux femmes partageaient une complicité, se comprenaient et s’encourageaient mutuellement dans leurs passions. Nadine se remémore des moments de rire et de complicité qu’elles ont partagés, soulignant la profondeur de leur lien.
Consciente que le vide laissé par la perte de sa fille ne pourra jamais être comblé, elle trouve néanmoins un sens à cette tragédie. « Grâce à Marie, il y a peut-être des femmes qui vivront. C’est énorme », a-t-elle déclaré, faisant allusion à l’impact potentiel de son histoire sur d’autres femmes victimes de violences.
À travers Ceux qui nous manquent, Nadine Trintignant livre une réflexion intime sur le deuil, l’absence et l’amour éternel qu’elle porte à ses filles. Elle souhaite que ce livre soit une source d’inspiration pour d’autres, un appel à célébrer la vie, même en présence de la douleur. Son message résonne avec force et tendresse, rappelant que même en face de la tragédie, il est possible de trouver des raisons d’espérer et de se souvenir avec amour.