Rima Hassan accusée d’avoir renversé des drapeaux au Parlement européen

Le 5 octobre 2026, l’eurodéputée Rima Hassan se trouve au cœur d’une controverse après avoir été accusée d’avoir dégradé une exposition au Parlement européen. Cet incident, survenu deux jours avant les commémorations des attaques du 7 octobre 2023 en Israël, a suscité de vives réactions tant au sein de l’institution qu’à l’extérieur.

EN BREF

  • Rima Hassan est accusée d’avoir renversé des drapeaux israélien et européen.
  • L’incident s’est produit lors d’une exposition sur les victimes des attaques du 7 octobre.
  • Des eurodéputés appellent à des sanctions exemplaires contre l’eurodéputée.

Lors d’une séance plénière à Strasbourg, la présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, a déclaré que les faits présumés étaient pris très au sérieux. Elle a précisé qu’un membre de l’Assemblée avait été filmé en train de dégrader une exposition visant à commémorer les victimes des attaques de 2023. L’institution a engagé les procédures nécessaires pour traiter cette affaire, tout en respectant le droit de l’eurodéputée à s’exprimer.

Les réactions à cette accusation ne se sont pas fait attendre. Jean-Noël Barrot, ministre de la diplomatie, a qualifié les faits d’« inacceptables » et a demandé des sanctions exemplaires. Cela a été également soutenu par Gideon Saar, son homologue israélien, qui a dénoncé l’attitude de Rima Hassan comme « honteuse et scandaleuse ». Il a souligné que cet incident traduit un manque de respect pour l’institution elle-même.

Rima Hassan, quant à elle, a rapidement réagi. Selon son équipe, elle a retiré le drapeau israélien de son support, ce qui a entraîné la chute du drapeau européen, mais elle a insisté sur le fait qu’aucun drapeau n’a été piétiné ou dégradé. Dans ses déclarations, elle a précisé que son geste visait à dénoncer ce qu’elle considère comme un « génocide en cours » mené par le gouvernement israélien, tout en affirmant que cela ne remettait pas en cause le respect dû aux victimes.

Dans l’hémicycle, elle a réaffirmé sa position, arguant qu’il est possible de rendre hommage aux victimes sans s’associer à un État qu’elle qualifie de « génocidaire ». Rima Hassan, d’origine palestinienne, suscite souvent la controverse en raison de ses critiques acerbes à l’égard d’Israël. Elle a déjà été impliquée dans des actions militantes, notamment une tentative de flottille vers Gaza l’année précédente.

L’incident a également provoqué des réactions au sein du Parlement. Certains eurodéputés, comme François-Xavier Bellamy, ont dénoncé les actes de Rima Hassan en les qualifiant de complicité avec ceux qui propagent la haine antisémite. Nathalie Loiseau, une autre eurodéputée, a appelé à un retour à la décence, en mémoire des victimes des atrocités passées et récentes.

Les chiffres concernant les conséquences de l’attaque du 7 octobre sont alarmants. Selon des estimations, 1 221 personnes ont perdu la vie, principalement des civils, et 251 autres ont été prises en otage. En réponse, l’offensive israélienne à Gaza a entraîné plus de 74 200 décès, selon des données fournies par le ministère de la Santé contrôlé par le Hamas.

À l’approche des commémorations, cet incident soulève des questions sur la liberté d’expression et la responsabilité des représentants politiques. Rima Hassan, tout en affirmant son droit à la critique, doit maintenant faire face aux répercussions potentielles de ses actions dans un contexte déjà tendu.