Laurent Nuñez suspend l’usage des grenades assourdissantes dans les manifestations lycéennes

Ce mercredi 7 octobre 2026, lors d’une intervention sur RTL, le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a annoncé la suspension de l’utilisation des grenades assourdissantes dans le cadre des manifestations lycéennes. Cette décision fait suite à un incident tragique survenu à Lens, où un lycéen de 15 ans a perdu sa main, potentiellement à cause d’une de ces grenades.

EN BREF

  • Laurent Nuñez suspend l’utilisation des grenades assourdissantes pour les manifestations lycéennes.
  • Un lycéen a perdu sa main lors d’un incident à Lens, suscitant une enquête.
  • L’Inspection générale de la police nationale est saisie de plusieurs enquêtes sur ces incidents.

Le ministre a exprimé son besoin de comprendre les circonstances précises de l’incident, soulignant qu’il n’est pas acceptable qu’un jeune perde sa main au cours d’une manifestation. À cet égard, il a fait part de sa décision de suspendre l’usage des grenades assourdissantes, tant que les investigations n’auront pas révélé les détails de ce qui s’est passé à Lens. Cette mesure a été communiquée aux autorités dès le mardi 6 octobre, indiquant une volonté immédiate d’agir face à cette situation préoccupante.

Laurent Nuñez a précisé que l’enquête en cours, déclenchée par cet événement tragique survenu le 5 octobre, devra établir si la grenade assourdissante a effectivement été responsable de la blessure grave subie par le lycéen. Il a mentionné que l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) a été saisie pour examiner dix-huit enquêtes liées à des incidents similaires, ce qui témoigne d’une attention particulière accordée à la gestion des manifestations lycéennes.

« On n’a jamais vu ça », a déclaré le ministre, évoquant la gravité de l’incident. Il a ajouté qu’il est essentiel de trouver un équilibre entre la sécurité lors des manifestations et la protection des citoyens, notamment des jeunes lycéens. En effet, la colère qui s’exprime dans les rues met en lumière les tensions croissantes entre les forces de l’ordre et les étudiants, qui se sentent souvent incompris et maltraités.

Interrogé sur l’utilisation d’autres moyens de contrôle tels que les lanceurs de balles de défense (LBD), Laurent Nuñez a esquivé la question, réaffirmant la nécessité d’une réponse policière appropriée face aux actions violentes de certains manifestants. « Il faut qu’il y ait une réponse policière proportionnelle et adaptée, mais elle doit exister », a-t-il insisté, tout en maintenant que les mesures intermédiaires, comme les gaz lacrymogènes et les canons à eau, demeurent en usage.

Ce drame soulève des interrogations sur la gestion des manifestations en France et sur la sécurité des jeunes engagés dans des mouvements sociaux. Alors que les lycéens expriment leurs préoccupations à travers des mobilisations, la question de la réponse policière et de la protection des droits de chacun devient plus pressante. La suspension des grenades assourdissantes pourrait être un premier pas vers une réflexion plus large sur la manière dont ces événements sont gérés par les autorités.

Alors que le mouvement lycéen prend de l’ampleur, une question demeure en suspens : les cours seront-ils réellement suspendus dans tout le pays jusqu’à vendredi ? Cette incertitude pourrait accentuer la mobilisation des élèves et des parents, qui réclament un dialogue ouvert et respectueux sur leurs revendications.

Dans ce contexte tendu, il sera crucial de suivre les évolutions de la situation et d’observer comment le gouvernement répondra aux inquiétudes exprimées par la jeunesse. La sécurité des manifestants et le maintien de l’ordre doivent aller de pair, sans compromettre les droits fondamentaux de chacun.