Pierre Ménès, ancien chroniqueur sportif emblématique du Canal Football Club, est désormais au cœur d’une tourmente judiciaire qui marque un tournant dans sa carrière. Connue pour ses interventions souvent sans filtre à la télévision, sa notoriété a été éclipsée par des accusations d’agression sexuelle remontant à 2018. Cette affaire, qui a récemment conduit à une condamnation judiciaire, soulève des questions sur le climat autour du harcèlement dans le sport et les médias.
EN BREF
- Pierre Ménès a été condamné pour agression sexuelle en 2023.
- Son appel a été jugé irrecevable, rendant la condamnation définitive.
- Il poursuit une action en diffamation contre la journaliste Marie Portolano.
Les événements se sont précipités lorsque, en avril 2023, Pierre Ménès a été reconnu coupable par le tribunal correctionnel de Paris pour des comportements inappropriés envers une vendeuse dans une boutique des Champs-Élysées. La plaignante a rapporté des gestes déplacés, tels que des prises de mains et des remarques inappropriées. Malgré ses dénégations, qualifiant les accusations de « dossier vide » et évoquant un « coup monté », la justice a tranché, aboutissant à une condamnation à deux mois de prison avec sursis et à un an d’inéligibilité.
Cette décision a été le résultat d’une évaluation minutieuse des preuves, notamment des vidéos qui ont confirmé certains des faits reprochés. Toutefois, le tribunal a également noté l’existence d’un « doute conséquent » sur d’autres éléments, ce qui a limité la portée de la peine. Pierre Ménès, déterminé à contester cette décision, a interjeté appel, mais la cour d’appel de Paris a déclaré son recours irrecevable en août 2026, en raison d’un dépôt hors délai. Ainsi, la condamnation est devenue définitive le 1er septembre 2026.
Cette affaire s’inscrit dans un contexte plus large de libération de la parole sur le harcèlement et les comportements inappropriés, particulièrement dans le milieu du sport et des médias. Pierre Ménès, qui a longtemps été une figure centrale du football français, doit désormais composer avec cette nouvelle réalité judiciaire qui ternit son image.
Malgré la clôture de ce chapitre, la vie judiciaire de Pierre Ménès ne s’arrête pas là. L’ancien chroniqueur a également engagé une procédure en diffamation contre la journaliste Marie Portolano, suite à la diffusion de son documentaire « Je ne suis pas une salope, je suis une journaliste ». Ce film aborde des sujets de sexisme et d’agressions dans le milieu sportif, et a suscité un large débat.
Lors de l’audience de septembre 2026, Marie Portolano a maintenu ses accusations contre Ménès, affirmant que ses comportements étaient récurrents et inappropriés. Ses déclarations ont été corroborées par des témoignages d’anciens collègues, renforçant la gravité des allégations. Le jugement dans cette affaire est attendu pour le 4 novembre 2026, alors que le climat autour de Pierre Ménès reste tendu.
En parallèle, un nouveau procès est prévu à Nanterre concernant d’autres accusations d’agression sexuelle. Pierre Ménès continue de se défendre avec vigueur, affirmant que les accusations dont il fait l’objet relèvent d’une cabale orchestrée contre lui. Cette situation témoigne des tensions persistantes autour de sa réputation et des défis qu’il doit surmonter dans un paysage médiatique devenu hostile.
En somme, Pierre Ménès se retrouve désormais en proie à des défis judiciaires nombreux et variés, illustrant les conséquences d’un changement de paradigme dans la perception des comportements inappropriés dans le monde du sport. Si le chapitre de l’agression sexuelle est juridiquement clos, d’autres enjeux demeurent ouverts, promettant un avenir judiciaire encore chargé pour l’ancien chroniqueur.