Budget 2027 : mesures favorables aux ménages français malgré l’austérité

Le Budget 2027, récemment présenté par le gouvernement, s’inscrit dans un cadre d’austérité, conséquence d’un déficit public alarmant. Les retraités, en particulier, sont touchés par le gel des pensions et la réforme de certains abattements fiscaux. Toutefois, quelques mesures destinées à alléger le fardeau fiscal des ménages français ont été mises en avant.

EN BREF

  • Revalorisation de l’impôt sur le revenu pour 20 millions de ménages.
  • Gel des allocations familiales et des primes d’activité.
  • Création d’un prêt à taux zéro pour les familles modestes.

Parmi les mesures notables, le gouvernement a décidé de maintenir la revalorisation du barème de l’impôt sur le revenu. Les seuils des différentes tranches devraient augmenter de 2,1 % afin de compenser l’inflation. Cette initiative vise à protéger environ 20 millions de ménages d’une hausse d’impôt estimée à près de 4 milliards d’euros, en évitant également que 500 000 foyers ne tombent dans le champ d’application de l’impôt.

La première tranche, qui est exonérée d’impôt, concernera ainsi les ménages dont les revenus n’excèdent pas 11 844 euros pour une part de quotient familial, une augmentation par rapport à 11 600 euros en 2026. Cela signifie que les foyers dont les revenus ont augmenté moins rapidement que l’inflation bénéficieront d’une réduction de leur imposition l’année prochaine.

Par ailleurs, les minima sociaux seront également revalorisés pour faire face à la hausse des prix à la consommation. Des augmentations d’environ 2 % sont prévues pour le Revenu de Solidarité Active (RSA), le minimum vieillesse et l’Allocation aux adultes handicapés (AAH) dès avril 2027. Cependant, il est à noter que le Budget prévoit un gel des allocations familiales et de la prime d’activité, des mesures qui affecteront particulièrement les familles modestes.

Concernant l’aide à la rentrée scolaire, elle sera également touchée par l’austérité budgétaire. Le gouvernement prévoit un recentrage de cette aide, entraînant une économie de 600 millions d’euros.

En ce qui concerne les aides directes, le gouvernement a annoncé l’avance du versement du chèque énergie de trois mois, qui sera désormais versé en janvier au lieu d’avril. Ce chèque, qui peut atteindre 277 euros, devrait bénéficier à un plus grand nombre de foyers grâce à une identification améliorée des ménages éligibles, touchant ainsi 5,1 millions de foyers.

Une autre mesure notable est la revalorisation temporaire de l’abattement sur les dons d’argent entre membres d’une même famille. Si cette mesure est adoptée, un parent pourra transmettre jusqu’à 150 000 euros à un enfant tous les 15 ans sans avoir à payer de droits de donation. Actuellement, l’avantage fiscal sur les dons d’argent est fixé à 31 865 euros, renouvelable tous les 15 ans. Cette modification pourrait ainsi relancer les transmissions familiales.

Enfin, le gouvernement souhaite introduire un prêt à taux zéro (PTZ) « parentalité » pour faciliter l’accès au logement des familles modestes. Cette aide serait destinée aux couples qui attendent un enfant ou qui ont la charge d’un enfant de moins de 3 ans. Le montant de ce prêt pourrait aller jusqu’à 180 000 euros, apportant ainsi un soutien crucial aux jeunes familles.

Ces mesures, bien que limitées, représentent une tentative du gouvernement d’atténuer les effets de la politique d’austérité sur les ménages français. L’année 2027 se profile donc comme une période de défis, mais aussi de quelques opportunités pour les foyers les plus vulnérables.