Wegovy et Mounjaro : les effets indésirables préoccupants des traitements contre l’obésité

Alors que la France fait face à une prévalence croissante de l’obésité, deux médicaments, Wegovy et Mounjaro, ont récemment été intégrés dans le dispositif de remboursement par l’assurance maladie depuis le 15 juin 2026. Bien que ces traitements injectables, issus d’analogues du GLP-1, offrent des bénéfices indéniables pour la gestion du poids, ils ne sont pas exempts d’effets indésirables, dont certains peuvent s’avérer graves.

EN BREF

  • Wegovy et Mounjaro, remboursés depuis juin 2026, sont des traitements contre l’obésité.
  • Des effets indésirables graves, dont des décès, ont été signalés par l’ANSM.
  • Un mésusage préoccupant, notamment chez les jeunes femmes, est observé.

Selon les données de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), l’obésité touchait 17,4 % des adultes en France en 2025. Les traitements tels que Wegovy et Mounjaro, initialement conçus pour le diabète de type 2, sont devenus populaires pour leur capacité à réduire le poids en ralentissant la digestion et en augmentant la sensation de satiété. Cependant, leur utilisation soulève des préoccupations majeures, notamment en matière de sécurité.

Dans un rapport publié le 7 octobre 2026, l’ANSM a mis en lumière les risques associés à ces médicaments, en particulier le mésusage. Ce dernier se traduit par une utilisation inappropriée, souvent observée chez des jeunes femmes cherchant à perdre du poids rapidement. L’agence souligne que, bien que l’utilisation conforme des médicaments génère un rapport bénéfice/risque favorable, des cas d’effets indésirables graves ont été signalés.

De février 2025 à janvier 2026, plus de 840 000 personnes ont été traitées avec ces médicaments. L’ANSM a recensé 2 801 effets indésirables, dont 515 étaient graves, incluant 13 décès. Parmi les effets indésirables les plus fréquents, on note des troubles gastro-intestinaux tels que nausées, vomissements et diarrhées, qui peuvent nécessiter une hospitalisation. De plus, des complications graves comme des pancréatites aiguës ont été potentiellement associées à ces traitements.

Les effets indésirables ne se limitent pas à des troubles digestifs. Des atteintes ophtalmologiques, des infections de la vésicule biliaire, ainsi que des problèmes hépatiques ont également été rapportés. L’ANSM évoque également des troubles cérébrovasculaires et des dysfonctions sexuelles. De plus, des études ont révélé des cas de grossesses non désirées chez des femmes sous contraception utilisant ces médicaments, ce qui soulève des questions concernant l’interaction avec les contraceptifs.

Il est rappelé que l’usage de ces médicaments n’est pas recommandé pendant la grossesse. Toute patiente découvrant une grossesse doit immédiatement interrompre son traitement. L’ANSM souligne la nécessité d’un suivi médical rigoureux lors de l’utilisation de ces traitements, afin de minimiser les risques découlant d’un mésusage, qui est souvent observé lorsque les médicaments sont obtenus par des moyens non conformes.

Enfin, la commercialisation de ces médicaments est en pleine expansion. Ils sont parmi les plus vendus par l’industrie pharmaceutique, avec une concurrence accrue entre les fabricants, notamment Novo Nordisk et Eli Lilly. La forme orale du Wegovy, approuvée récemment par les autorités sanitaires, sera disponible en pharmacie dès la semaine du 2 novembre 2026, marquant une nouvelle étape dans les traitements de l’obésité.

En somme, bien que Wegovy et Mounjaro représentent des avancées significatives dans le traitement de l’obésité, il est impératif d’être conscient des risques associés. Une éducation appropriée et un suivi médical rigoureux sont essentiels pour garantir la sécurité des patients, en particulier ceux susceptibles de recourir à ces médicaments de manière inappropriée.