Nicolas Maduro et Cilia Flores : nouvelles accusations de torture aux États-Unis

Le jeudi 8 octobre 2026, la justice américaine a durci les charges à l’encontre de Nicolás Maduro, ancien président du Venezuela, et de son épouse, Cilia Flores. Un acte d’accusation complété a été rendu public, les accusant de « complot en vue de commettre des actes de torture ». Déjà inculpés pour trafic de cocaïne, le couple est incarcéré à Brooklyn depuis leur capture en janvier 2026 au Venezuela.

EN BREF

  • Nicolas Maduro et Cilia Flores font face à de nouvelles accusations aux États-Unis.
  • Ils sont accusés de complicité dans des actes de torture sous leur présidence.
  • Le procès est prévu pour le 1er juin 2027.

Les procureurs fédéraux américains ont détaillé un système de torture en place entre mars 2013 et janvier 2026, période durant laquelle Maduro était à la présidence. Les pratiques évoquées incluent des électrocutions, des passages à tabac, des simulations de noyade et des périodes prolongées d’isolement. Selon les accusations, Maduro et Flores auraient joué des rôles clés dans la mise en œuvre de ces actes de cruauté.

Parmi les cas cités, le procureur évoque celui d’un officier militaire arrêté en 2013, suspecté de préparer un coup d’État. Maduro aurait personnellement ordonné son arrestation et sa détention auprès des services de renseignement militaire, où il aurait subi des violences physiques et des électrocutions. D’autres cas de torture sont également mentionnés, en particulier après les manifestations antigouvernementales de 2014, visant à semer la peur parmi les opposants.

Les nouvelles accusations incluent également des abus envers des ressortissants américains détenus au Venezuela. Un individu arrêté en 2022 aurait été soumis à des coups et à des électrocutions ciblant ses organes génitaux. Un autre, emprisonné en 2025, aurait été battu pendant deux jours. Jamie McDonald, procureur fédéral de New York, a affirmé que son bureau ne ménagerait aucun effort pour obtenir justice pour ces victimes de tortures.

Le ministre de la Justice américain, Todd Blanche, a commenté ces nouvelles charges sur X, soulignant la détermination de l’administration à rendre la justice aux victimes de tortures et de narcoterrorisme. Maduro et Flores, qui ont plaidé non coupable, doivent être jugés à partir du 1er juin 2027. L’ancien président conteste la légalité des poursuites, invoquant son immunité de chef d’État étranger, un argument que le parquet a rejeté mais qui n’a pas encore été examiné sur le fond.

Lors de sa première comparution en janvier, Maduro s’était décrit comme « un prisonnier de guerre » des États-Unis. Cilia Flores, qui fêtera ses 70 ans le 15 octobre, a demandé à bénéficier d’une résidence surveillée en raison de problèmes cardiaques. Au Venezuela, Delcy Rodriguez exerce la présidence par intérim depuis janvier, sous la pression de Washington, qui affirme avoir un contrôle considérable sur les décisions relatives à ce pays riche en pétrole.

Cette affaire soulève des questions sur le traitement des droits humains au Venezuela et sur l’implication des États-Unis dans les affaires judiciaires internationales. Le monde attend désormais le déroulement de ce procès, qui pourrait avoir des implications majeures tant pour les accusés que pour les relations diplomatiques entre les deux nations.