Trump annonce aucune attaque contre l’Iran avant les élections de novembre

À trois semaines des élections de mi-mandat aux États-Unis, la campagne des républicains est compliquée par la hausse des prix du pétrole. Dans ce contexte tendu, Donald Trump a déclaré jeudi qu’il n’y aurait pas de nouvelles attaques contre l’Iran avant le scrutin du 3 novembre. Cette déclaration fait suite à des rumeurs concernant d’éventuelles frappes américaines, qui ont contribué à faire grimper les prix du brut.

EN BREF

  • Donald Trump exclut toute attaque contre l’Iran avant les midterms.
  • La hausse des prix du pétrole complique la campagne républicaine.
  • Des tensions persistent au Moyen-Orient, notamment à cause des frappes de Houthis.

Sur la plateforme Truth Social, le président américain a souhaité clarifier sa position. Il a affirmé : « Je veux signifier clairement à tout le monde que, alors que l’Iran est en très mauvaise posture, économiquement et militairement, et alors même que le blocus restera pleinement en vigueur, avec des nombres record de barils de pétrole passant par le détroit d’Ormuz, nous n’attaquerons l’Iran à aucun moment avant les élections de mi-mandat ». Trump a également évoqué des « discussions productives avec la République islamique d’Iran », sans fournir plus de détails.

Malgré ces assurances, les marchés pétroliers restent sous pression. Les incertitudes entourant le détroit d’Ormuz et les affrontements entre les Houthis du Yémen et l’Arabie saoudite continuent d’alimenter les tensions régionales. Mercredi soir, l’agence britannique de sécurité maritime UKMTO a rapporté qu’un pétrolier naviguant au large du Qatar avait été touché par de multiples projectiles, faisant état de victimes non identifiées.

Depuis le début du conflit entre les États-Unis, Israël et l’Iran en février, la flambée des prix des carburants suscite un fort mécontentement parmi les électeurs américains. Des sondages montrent que cette situation pourrait avoir un impact sur les résultats des élections, où les républicains craignent de perdre leur majorité à la Chambre des représentants, voire au Sénat.

Pour faire face à cette situation, Donald Trump intensifie ses meetings afin de mobiliser son électorat et soutenir son parti. Ces élections de mi-mandat seront déterminantes pour la suite de son mandat et de ses marges de manœuvre au Congrès.