Ce samedi 10 octobre, l’aéroport de Ryad en Arabie saoudite a été la cible d’un tir de missile, selon une source diplomatique. Ce conflit, qui oppose les forces gouvernementales yéménites aux Houthis, a conduit à plusieurs blessés, dont au moins cinq se trouvent actuellement en soins intensifs. L’attaque, attribuée aux combattants houthis, n’a pas encore été revendiquée par ces derniers.
EN BREF
- Un missile a frappé l’aéroport de Ryad, faisant au moins cinq blessés graves.
- Les ambassades étrangères recommandent d’éviter l’aéroport suite à l’attaque.
- La situation sécuritaire reste tendue alors que les combats se poursuivent au Yémen.
Aux alentours de 15 heures, un missile, vraisemblablement tiré par les Houthis, a touché l’aéroport de la capitale saoudienne. Bien que l’Arabie saoudite soit souvent réticente à confirmer de telles attaques, une source médicale a indiqué que plusieurs personnes avaient été blessées, principalement des ressortissants saoudiens. Parmi les blessés, cinq ont été gravement touchés et sont actuellement pris en charge dans des établissements de soins intensifs. Certains ont même dû être évacués par hélicoptère vers les hôpitaux de la ville.
En plus des blessés, au moins deux personnes ont été déclarées mortes suite à cette attaque. Face à cette situation d’urgence, les médecins ont été appelés à intervenir dans divers hôpitaux de Ryad. Une source médicale a décrit la gravité de la situation, indiquant que des blessés étaient transférés vers plusieurs établissements de santé de la capitale.
Les ambassades d’Allemagne, du Canada, de l’Espagne et des États-Unis ont émis des recommandations aux citoyens de ne pas se rendre à l’aéroport de Ryad. La France, pour sa part, avait déjà déconseillé, dès le vendredi 9 octobre, tout déplacement vers la ville par voie aérienne, sauf en cas de nécessité impérieuse.
Dans un communiqué, l’ambassade américaine a reconnu les attaques visant l’aéroport international du roi Khaled et a conseillé à tous les citoyens américains d’éviter la zone. Parallèlement, la compagnie aérienne nationale du Koweït a annoncé l’annulation de deux vols en raison de la fermeture de l’aéroport, une décision prise dans le contexte de l’insécurité ambiante.
Ces événements frappent alors que l’Arabie saoudite continue de soutenir militairement les forces gouvernementales yéménites, qui luttent contre les Houthis pour reprendre le contrôle des territoires perdus. La situation au Yémen demeure tendue, avec des informations faisant état de progrès des forces gouvernementales dans certaines zones, mais sans parvenir à sécuriser des points névralgiques comme le détroit de Bab el-Mandeb.
Dans le cadre de cette escalade des tensions, l’ancien président américain Donald Trump a déclaré qu’il envisagerait rapidement une réponse militaire des États-Unis face aux frappes houthis, indiquant que des décisions seraient prises sur la base des développements récents.
Le gouvernement américain a, par ailleurs, autorisé la vente de 24,3 milliards de dollars d’avions de combat F-35 à l’Arabie saoudite, renforçant ainsi le soutien militaire à la coalition en place au Moyen-Orient.
Les tensions au Moyen-Orient semblent loin d’être apaisées, alors que les deux camps continuent de privilégier le combat plutôt que de rechercher des solutions diplomatiques. Les conséquences de cette escalade se font ressentir non seulement sur le plan humain, mais aussi sur la stabilité régionale.