Trump critique Zelensky tandis qu’un cessez-le-feu énergétique émerge en Ukraine

Le conflit en Ukraine ne cesse de susciter des réactions internationales. Ce dimanche 11 octobre 2026, au 1.691e jour de la guerre, Donald Trump a vivement critiqué le président ukrainien Volodymyr Zelensky, tout en annonçant un potentiel cessez-le-feu énergétique entre la Russie et l’Ukraine.

EN BREF

  • Donald Trump appelle à un nouveau dirigeant pour l’Ukraine.
  • Volodymyr Zelensky ouvert à un cessez-le-feu énergétique.
  • La France réaffirme son soutien à l’Ukraine malgré les critiques.

Lors d’une déclaration à la Maison-Blanche, Donald Trump a exhorté l’Ukraine à envisager un nouveau leadership, insinuant que Zelensky ne parvenait pas à gérer la guerre efficacement. Il a affirmé que les frappes ukrainiennes sur les infrastructures énergétiques russes étaient une erreur, et a suggéré que l’Ukraine devrait « se doter d’un nouveau dirigeant qui peut parvenir à un accord ».

En réponse, Zelensky a insisté sur le fait que le choix de son dirigeant appartient au peuple ukrainien. Dans une interview accordée à ABC News, il a déclaré : « C’est à notre société, à notre peuple, qu’il revient de choisir tel ou tel dirigeant. » Son ministre des Affaires étrangères, Andriy Sybiga, a soutenu que les critiques étrangères ne font que renforcer la légitimité de Zelensky, affirmant que ce dernier « fait bien son travail ». De son côté, Moscou a salué les propos de Trump, les qualifiant d’« iconiques et historiques ».

Dans le même temps, Trump a annoncé un cessez-le-feu énergétique, précisant que les deux pays étaient parvenus à un accord pour mettre fin aux frappes contre leurs infrastructures respectives. Sur Truth Social, il a écrit : « À compter de maintenant, il y a un CESSEZ-LE-FEU ÉNERGÉTIQUE dans la guerre entre la Russie et l’Ukraine. Les deux parties se sont mises d’accord. Ne le rompez pas ! »

Cependant, Zelensky a exprimé son scepticisme face à cette déclaration. Dans une conversation avec Axios, il a admis n’être « pas au courant » de cet accord, mais a affirmé qu’il serait prêt à l’accepter si cela se confirmait. « Dites-nous quand ce cessez-le-feu entrera en vigueur : nous sommes prêts et nous l’accepterons », a-t-il déclaré. Il a également rappelé que toute mesure de désescalade devait être réciproque et accompagnée de garanties concrètes.

La situation sur le terrain reste préoccupante. Zelensky a rapporté que 21 personnes avaient perdu la vie lors des frappes russes de la nuit précédente, dont 20 à Zaporijjia. Il a dénoncé l’usage de bombes sur des immeubles résidentiels, affirmant avec ironie que la Russie semblait apprécier la levée des sanctions sur les exportations de diesel.

Les tensions se poursuivent également à Kiev, où des frappes ont causé des coupures de courant massives. Le maire de la ville, Vitali Klitschko, a fait état de six blessés, dont cinq ont été hospitalisés. En réponse à cette escalade, le ministre français des Finances, Roland Lescure, a qualifié Zelensky de « vrai héros » et a rassuré que « la France ne trahira pas l’Ukraine ». Il a également annoncé que les ministres européens des Affaires étrangères se réuniraient à Luxembourg pour discuter de l’extension des sanctions contre la Russie.

Dans ce climat d’incertitude et de tensions, l’avenir des négociations de paix demeure flou. Les intervenants internationaux, y compris le commissaire européen à la Défense, Andrius Kubilius, ont appelé à une réflexion sur une stratégie de paix indépendante. Les prochains jours seront décisifs pour l’Ukraine et son peuple, déjà éprouvé par des mois de conflit.