Les automobilistes français vont devoir faire preuve de patience avant de bénéficier d’une diminution significative des prix du carburant. Bien que le ministre de la Transition énergétique, Sébastien Lecornu, ait annoncé une baisse de 12 à 18 centimes du prix du litre de gazole grâce à la libération de stocks stratégiques, la réalité est plus nuancée.
EN BREF
- La baisse du prix du gazole ne sera pas immédiate.
- Les prix à la pompe devraient diminuer début novembre.
- 10 millions de barils de pétrole seront mis sur le marché pour cette baisse.
Lors d’une intervention sur France Inter le dimanche 11 octobre, le ministre de l’Économie, Roland Lescure, a précisé que les prix à la pompe ne devraient pas baisser avant le début du mois de novembre. Ce délai s’explique par la nécessité d’attendre l’arrivée du carburant provenant des 10 millions de barils de pétrole qui ont été débloqués.
« L’idée, c’est de libérer ces barils et de les marquer afin qu’ils soient vendus moins chers que le diesel actuel », a indiqué le ministre. Ainsi, une fois que les barils « marqués » seront dans les stations-service, la réduction de prix sera appliquée de manière immédiate et progressive, à partir de novembre.
Le chef du gouvernement a également souligné que le gazole concerné avait été acheté avant la flambée des cours, ce qui permettra de le proposer au prix de revient, contribuant ainsi à une baisse des prix à la pompe. En ce milieu d’octobre, le prix moyen du gazole est de 2,35 € le litre, atteignant jusqu’à 3 € dans certaines régions, comme l’a rapporté le journaliste Benjamin Duhamel.
Cependant, toutes les stations-service ne seront pas approvisionnées en gazole issu des réserves de l’État. « Nous allons cibler les zones où les prix sont les plus élevés, car ce sont elles qui rencontrent le plus de difficultés d’approvisionnement », a précisé Roland Lescure.
Cette initiative s’inscrit dans un cadre plus large, où les dirigeants des sept pays du G7 ont convenu, le vendredi 2 octobre, de mettre sur le marché jusqu’à 100 millions de barils de gazole et de pétrole brut issus des stocks stratégiques dans les quatre mois à venir. Cette mesure vise à atténuer la pression sur les prix des carburants, face à une consommation française qui s’élève à environ 18 millions de barils de gazole par mois.
En somme, bien que les annonces de baisse des prix soient encourageantes, les Français devront attendre quelques semaines avant de voir une réelle diminution à la pompe. La gestion des stocks et la stratégie de distribution seront cruciales pour garantir que cette baisse se traduise efficacement dans les stations-service.