Acte V des lycéens : mobilisation et blocages en France ce 13 octobre 2026

Ce mardi 13 octobre 2026 marque le début de l’acte V de la mobilisation des lycéens en France. Alors que le gouvernement espère une décrue du mouvement, les étudiants continuent de faire entendre leurs revendications. Les syndicats, quant à eux, ne se montrent pas satisfaits de la réponse apportée par l’exécutif, notamment concernant les besoins en moyens matériels et humains dans les établissements scolaires.

EN BREF

  • Les lycéens lancent l’acte V de leur mobilisation ce 13 octobre.
  • Des blocages sont signalés dans plusieurs établissements à travers la France.
  • Les syndicats estiment que les réponses du gouvernement restent insuffisantes.

Depuis le début des manifestations en septembre, les revendications des lycéens demeurent inchangées. Ils dénoncent le manque de moyens, l’absence de professeurs remplaçants, le délabrement des locaux et des préoccupations concernant Parcoursup. La question se pose : cet acte V sera-t-il suffisant pour apaiser les tensions croissantes ? Les actions de ce jour sont organisées dans de nombreuses villes, et la journée d’hier a été marquée par des incidents violents, notamment à Aubagne, où un élève a ouvert le feu, blessant plusieurs personnes.

À Paris, dès le début de la matinée, des lycéens se sont regroupés devant le lycée Turgot, exprimant leur intention de bloquer l’établissement avant de rejoindre une manifestation prévue à 14h. Dans le 20e arrondissement, des élèves ont également pris position devant le lycée Hélène Boucher, et la faculté d’Assas est à nouveau bloquée, comme l’a rapporté Thomas Portes, député (LFI) de Seine-Saint-Denis, sur X.

À Strasbourg, une quarantaine d’élèves ont tenté de bloquer l’entrée de leur lycée en utilisant des poubelles, bien que ces dernières aient été rapidement retirées par les forces de l’ordre. La répression policière est une réalité que de nombreux manifestants rencontrent, et les incidents de violence survenus lors des précédentes mobilisations ont laissé des traces. Un bar à Bordeaux a notamment été envahi par les gaz lacrymogènes, provoquant une panique parmi les clients.

Les lycéens prévoient de rejoindre les Gilets jaunes pour un rassemblement prévu le 17 octobre, augmentant ainsi la portée de leur mouvement. Cependant, le gouvernement, par la voix du ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, a noté une décélération du mouvement, avec 96,5 % des établissements ouverts au 12 octobre, en dépit de la fermeture de 130 établissements.

Les revendications des lycéens demeurent pressantes. L’Union syndicale lycéenne a qualifié les mesures annoncées par le gouvernement de « miettes », insistant sur la nécessité d’un plan d’investissement de 10 milliards d’euros pour le secteur éducatif et d’une suppression totale de Parcoursup. Les élèves espèrent également faire le lien avec les manifestations contre la vie chère, qui devraient se tenir à l’approche des vacances de la Toussaint.

Alors que le climat se tend, les acteurs du mouvement lycéen continuent de rappeler leurs attentes à un gouvernement qu’ils jugent inadapté à leurs besoins. La journée d’aujourd’hui sera cruciale pour mesurer l’ampleur de la mobilisation et la réponse des autorités face à un mouvement qui ne semble pas prêt à s’éteindre.