À Beyrouth, l’aéroport maintient ses opérations malgré les bombardements israéliens

Malgré un contexte de guerre et des bombardements israéliens, l’aéroport de Beyrouth continue de fonctionner. Les autorités libanaises, en collaboration avec des partenaires internationaux, assurent la sécurité des opérations aériennes. Ce lundi, un avion de la compagnie Middle East Airlines (MEA) a décollé, illustrant la résilience de ce point névralgique de transport.

EN BREF

  • L’aéroport de Beyrouth reste opérationnel malgré les menaces israéliennes.
  • Le trafic aérien a chuté à 40 % de son volume habituel.
  • Les autorités libanaises garantissent la sécurité des passagers grâce à des évaluations de risque régulières.

Le directeur de l’aviation civile libanaise, Mohammed Aziz, a affirmé que l’aéroport demeurait ouvert suite à une évaluation des risques fondée sur des informations fournies par le gouvernement libanais et principalement par l’ambassade des États-Unis. Cette évaluation continue de rassurer les passagers et les compagnies aériennes sur la sécurité de l’aéroport, malgré l’instabilité ambiante.

Jeudi dernier, malgré un avertissement israélien concernant une zone populaire à proximité de l’aéroport, un vol de la MEA a atterri sans incident. Cela témoigne du fait que, pour l’heure, l’aéroport est jugé sûr. Ce dernier a ainsi réussi à maintenir un certain niveau d’activité, même si le trafic a considérablement diminué, représentant seulement 40 % du volume normal. La plupart des compagnies aériennes étrangères ont suspendu leurs vols, et la MEA ne propose actuellement que trois liaisons quotidiennes vers la Turquie, contre une douzaine auparavant.

Le hall des départs de l’aéroport, déserté par la plupart des voyageurs, offre une image contrastée avec l’effervescence habituellement perçue dans ce lieu. Des bagagistes, assis sur des chariots vides, attendent que la situation s’améliore tandis que quelques passagers, comme Mohammed Assaad, un Australien d’origine libanaise, restent confiants. Ce dernier, en attente d’un vol vers le Caire, déclare : « J’espère juste que mon vol ne sera pas annulé ».

Un ciel partagé entre civils et militaires

Dans le ciel au-dessus de Beyrouth, les avions commerciaux cohabitent avec des appareils militaires israéliens et des drones. Un pilote de la MEA a précisé que des couloirs aériens distincts sont respectés pour minimiser les risques d’incidents, ajoutant que les Israéliens surveillent les avions civils grâce à leurs transpondeurs allumés. Cela permet d’éviter toute confusion et d’assurer une certaine sécurité dans un espace aérien tendu.

Le rôle des États-Unis est également crucial dans la régulation du trafic aérien, en jouant le rôle d’intermédiaire pour garantir la sécurité des opérations. Selon les dires de Mohammed Aziz, les autorités libanaises collaborent activement avec des missions diplomatiques pour assurer une communication fluide et efficace entre tous les acteurs concernés.

Préparer l’après-guerre

Jalal Haidar, qui dirige les opérations de l’aéroport depuis quelques mois, a souligné la nécessité de maintenir l’aéroport fonctionnel. Il a affirmé : « L’aéroport, ses environs et l’espace aérien sont sûrs », tout en précisant que des travaux d’extension se poursuivent pour accroître la capacité d’accueil de l’aéroport, qui devrait atteindre jusqu’à 1,3 million de passagers supplémentaires par an d’ici 2026.

En dépit des défis actuels, les autorités libanaises semblent déterminées à maintenir le Leban connecté au monde. Ce défi est d’autant plus crucial dans un pays où le secteur aérien joue un rôle clé dans l’économie. La situation de l’aéroport de Beyrouth est donc à la fois un symbole de résilience et un indicateur de l’état du pays en ces temps difficiles.