À Marseille, des militants s’opposent à un projet de terminal de croisières de luxe

Ce samedi, à Marseille, des militants se sont rassemblés à l’occasion de la journée internationale anti-croisières pour dénoncer un projet controversé de terminal de croisières de luxe. Ce projet, qui doit voir le jour en 2027, est prévu sur la partie J4 du Grand Port Maritime de Marseille, à proximité du musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée (Mucem) et de la cathédrale de la Major.

EN BREF

  • Des militants dénoncent un projet de terminal de croisières de luxe à Marseille.
  • 2,8 millions de croisiéristes sont attendus en 2026 dans la ville.
  • Le collectif Stop Croisières souhaite préserver l’accès à la mer pour les habitants.

Ce week-end, le port phocéen a accueilli neuf navires avec environ 31 000 passagers. Cette affluence s’inscrit dans une tendance de hausse continue du nombre de croisiéristes, avec 37,2 millions de passagers enregistrés l’an passé, contre 29,7 millions en 2019. Les militants, réunis sous la bannière du collectif Stop Croisières, ont profité de cette occasion pour sensibiliser le public aux conséquences de cette expansion.

Lors de l’événement, des concerts militants et des prises de parole ont rythmé la journée. Marcelle, une militante du collectif, a exprimé son souhait de voir cet espace revenir aux Marseillais. Elle a déclaré : « On s’oppose à ça parce qu’on voudrait qu’il y ait de nouveau un accès à la mer, que cet espace ne soit pas confisqué au profit de quelques-uns. » Les militants plaident pour un accès libre à la mer, avec des activités pour les habitants, telles que des voiliers associatifs et des possibilités de baignade.

Le projet de terminal de croisières en est à son troisième appel d’offres, alors que le collectif Stop Croisières avait organisé une consultation citoyenne en juin 2025 pour faire émerger une proposition alternative. Malgré le soutien initial du maire de Marseille, Benoît Payan, les militants avouent éprouver des difficultés à faire avancer leur cause. Guillaume Picard, membre du collectif, rappelle que le maire avait exprimé son soutien lors de la première action de blocage, mais que les promesses n’ont pas été suivies d’effets tangibles.

Bien que le Grand Port Maritime de Marseille soit sous l’autorité de l’État, la mairie conserve une marge de manœuvre. L’adjoint au tourisme a souligné les efforts réalisés pour électrifier les quais, mais cela ne semble pas suffire pour apaiser les craintes des militants. Ce projet de terminal de croisières de luxe continue de susciter des interrogations sur l’avenir de l’espace maritime à Marseille.

En conclusion, le débat autour de ce terminal de croisières met en lumière les tensions entre l’expansion touristique et la préservation des espaces publics pour les habitants. À l’heure où la ville s’apprête à accueillir un afflux massif de croisiéristes, les voix s’élèvent pour défendre un accès à la mer qui soit véritablement inclusif et respectueux des besoins locaux.