Un déraillement de train régional survenu près de Rouen vendredi soir a fait 44 blessés, dont une jeune femme gravement touchée. Les circonstances de cet incident, qui a suscité de vives inquiétudes, semblent encore floues, bien qu’un acte malveillant soit envisagé par les enquêteurs. Le parquet a cependant appelé à la prudence quant aux conclusions hâtives.
EN BREF
- Un déraillement de TER a blessé 44 personnes près de Rouen
- Une jeune femme de 18 ans hospitalisée, mais hors de danger
- Les causes de l’accident font l’objet d’une enquête en cours
Le déraillement s’est produit entre les gares de Tourville et d’Elbeuf-Saint-Aubin, au niveau de la commune de Cléon, vers 19H45. Ce train, qui assurait la liaison Rouen-Caen, transportait à son bord 186 passagers. Les autorités ont rapporté que, bien qu’une partie des blessés ait pu regagner leur domicile, la situation de la principale victime reste préoccupante.
La jeune femme, âgée de 18 ans, est restée hospitalisée après l’accident. Le procureur de Rouen, Sébastien Gallois, a indiqué que les craintes pour sa vie ou une éventuelle invalidité sévère avaient été écartées. En revanche, trois autres personnes ont également été hospitalisées, mais leurs blessures ne présentent pas de gravité. Le reste des blessés, bien que choqués, a pu recevoir des soins et rentrer chez eux.
Laura, une passagère de la première rame, a partagé son expérience traumatisante : « Les gens et les valises sont tombés sur nous », a-t-elle confié, visiblement marquée par l’événement. Elle est sortie de l’hôpital avec une minerve, mais reste en état de choc. « Dès que je m’assoupis, j’ai des flashbacks de ce qu’il s’est passé. Je ne peux pas rester seule », a-t-elle ajouté, évoquant le soutien de son psychologue.
Un autre passager, Louis, âgé de 24 ans, a également décrit des scènes de chaos : « C’était vraiment choquant, j’en tremble encore. » Ces témoignages illustrent la violence de l’accident et l’état de choc persistant des victimes. La maire de Cléon, Mélanie Delacour, a indiqué que de nombreuses personnes étaient « en état de choc » après l’accident. Elle a précisé que les vitres des rames qui sont restées debout avaient été brisées, et que des débris avaient pénétré à l’intérieur, augmentant la panique parmi les passagers.
Les témoins évoquent des scènes de désarroi, certaines victimes déclarant qu’elles ne prendraient plus jamais le train. « C’est un drame qui aurait pu être une catastrophe d’une très grande ampleur », a souligné la maire, faisant allusion à la gravité de la situation.
Fatima, une habituée de cette ligne, a exprimé son soulagement de ne pas avoir pris le train ce soir-là : « Imaginez que je l’aurais pris… Ça me fait froid dans le dos. » Valérie, résidente d’un quartier proche, a également partagé son choc face à l’accident, évoquant la possibilité d’un acte malveillant sur une ligne habituellement paisible.
Alors que l’enquête se poursuit, les autorités restent prudentes quant à l’origine de l’objet retrouvé sur la voie. La présence de ce morceau de rail soulève de nombreuses questions, et les enquêteurs cherchent à déterminer s’il a été placé intentionnellement ou s’il s’agit d’un incident isolé.
Les prochains jours seront cruciaux pour comprendre les causes de cet accident, et pour assurer la sécurité des passagers sur cette ligne régionale.