Le mardi 7 avril 2026, un tragique accident a eu lieu dans le Pas-de-Calais, où un TGV a percuté un poids lourd sur un passage à niveau à Bully-les-Mines. Ce choc a coûté la vie au conducteur du train, un homme âgé de 56 ans, et blessé environ quinze autres personnes. Le chauffeur du camion, un Polonais de 30 ans, a été placé en garde à vue dans le cadre d’une enquête pour homicide involontaire aggravé.
EN BREF
- Un conducteur de TGV meurt après une collision avec un poids lourd à Bully-les-Mines.
- Le chauffeur du camion, en garde à vue, est soupçonné d’homicide involontaire.
- Le trafic ferroviaire est interrompu sur la ligne Béthune-Lens jusqu’à nouvel ordre.
Le drame s’est produit aux alentours de 6h48 du matin, lorsque le TGV, reliant Dunkerque à Paris avec 246 passagers à son bord, a percuté le poids lourd, qui transportait un pont mobile des armées. Le préfet du Pas-de-Calais, François-Xavier Lauch, a précisé que le camion était un convoi exceptionnel privé, ramenant du matériel militaire utilisé pour un exercice en Belgique.
Le procureur de la République de Béthune, Etienne Thieffry, a confirmé que le chauffeur du camion était en garde à vue pour « homicide involontaire aggravé par la mise en danger délibérée d’une obligation de sécurité ». Les circonstances précises de l’accident restent floues, et l’enquête a été ouverte pour déterminer si le chauffeur avait forcé le passage à niveau.
Selon les premiers éléments de l’enquête, le passage à niveau était en état de fonctionnement normal au moment de l’accident, et il n’était pas classé parmi les passages à niveau dits « sensibles », comme l’a souligné le ministre des Transports, Philippe Tabarot. Les détails de l’accident ont également été corroborés par Jean Castex, PDG de la SNCF, qui a exprimé ses condoléances à la famille du conducteur décédé, un professionnel aguerri, père de quatre enfants, qui était sur le point de prendre sa retraite cet été.
Un témoin de l’accident, Pierre-François Dhoossche, a décrit la scène chaotique qui a suivi le choc : « J’ai entendu un gros boum », a-t-il déclaré. D’autres témoins ont évoqué des flammes et un sentiment de panique après l’impact, qui a projeté le pont mobile dans le jardin d’un riverain.
Les secours ont pris en charge les passagers, qui ont été temporairement accueillis dans une salle des sports, tandis qu’un suivi psychologique a été mis en place pour ceux qui en avaient besoin. Au total, la préfecture a dénombré 16 blessés, dont deux sont actuellement hospitalisés, mais ne sont plus en « urgence absolue ».
Le trafic ferroviaire sur l’axe Béthune-Lens reste suspendu, avec une réorganisation des itinéraires prévue pour limiter les désagréments pour les usagers. En 2024, la France a enregistré 89 accidents impliquant des passages à niveau, soulignant la nécessité d’une vigilance accrue sur ces infrastructures.
Ce tragique incident témoigne des dangers potentiels liés aux passages à niveau, où chaque seconde compte. L’enquête en cours permettra d’éclaircir les circonstances de cet accident mortel et de déterminer les responsabilités des acteurs impliqués.