Le 14 avril, l’Assemblée nationale a vibré d’émotion avec le retour de Cécile Kohler et Jacques Paris, qui ont passé près de quatre ans en détention en Iran. Ils ont été accueillis par leurs proches et d’autres anciens otages, marquant un moment de solidarité et de libération symbolique. Les portraits des deux ex-otages, qui ornaient le palais Bourbon, ont été retirés pour célébrer leur retour en France.
EN BREF
- Cécile Kohler et Jacques Paris sont revenus en France après près de quatre ans en Iran.
- Ils ont symboliquement retiré leurs portraits à l’Assemblée nationale.
- La présidente de l’Assemblée a affirmé que la République ne laisse jamais ses enfants derrière.
Lors de cette cérémonie émouvante, Jacques Paris a partagé ses souvenirs douloureux de son emprisonnement à la prison d’Evin, notant que les portraits devant l’Assemblée ont été une source de réconfort durant sa détention. « La chaîne de télévision de propagande de la république islamique d’Iran a, une fois, fait un plan involontaire sur ces portraits », a-t-il raconté, soulignant l’impact émotionnel de cette image de liberté.
Cécile Kohler, quant à elle, a profité de cette tribune pour exprimer sa solidarité envers les prisonniers iraniens en détention arbitraire. Elle a également évoqué la situation difficile des Iraniens, pris entre la répression et les conflits. Leur accueil a été marqué par la présence de la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, et du ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot.
La cérémonie a également vu la participation d’autres ex-otages, comme Louis Arnaud et Benjamin Brière, qui ont chaleureusement salué le retour de leurs camarades. Benjamin Brière, libéré après avoir été emprisonné pendant trois ans, a exprimé sa profonde émotion et son engagement continu à soutenir les personnes en détention.
Plus tard dans la journée, tous les anciens otages ont été invités à la tribune lors de la séance des questions au gouvernement, où ils ont reçu une ovation debout de la part des députés, témoignant d’une reconnaissance collective de leur épreuve.
Yaël Braun-Pivet a énoncé avec force que « La République n’abandonne jamais ses enfants », tout en évoquant le cas de Christophe Gleizes, un journaliste français actuellement détenu en Algérie. Elle a exprimé l’espoir de voir bientôt sa libération, tout en reconnaissant que le chemin peut être long. Jean-Noël Barrot a ajouté que la France reste « totalement » mobilisée pour obtenir sa libération.
Ce moment marquant à l’Assemblée nationale symbolise non seulement le retour des ex-otages, mais aussi un engagement renouvelé en faveur des droits humains et de la justice internationale.