Affaire d’abandon d’enfants au Portugal : portrait des suspects, Marine R. et Marc B.

Le 22 mai 2026, les autorités judiciaires portugaises ont entendu Marine R. et son compagnon Marc B., soupçonnés d’avoir abandonné leurs deux enfants, âgés de 4 et 5 ans, au bord d’une route au Portugal. Les circonstances de cet abandon sont particulièrement troublantes, les enfants ayant été retrouvés les yeux bandés, en pleurs, dans une situation qui soulève de nombreuses questions.

EN BREF

  • Marine R., ex-psychomotricienne, et Marc B., ancien gendarme, sont en garde à vue.
  • Les enfants ont été retrouvés abandonnés et les yeux bandés au Portugal.
  • Le père des enfants a déposé plainte pour soustraction de mineurs.

Le couple a été amené au tribunal de Setubal, situé à une cinquantaine de kilomètres au sud de Lisbonne, où les enfants avaient été découverts par des passants. L’audition des suspects a été suspendue vendredi soir et devait reprendre le lendemain, avec des risques de placement en détention provisoire.

Marine R., âgée de 41 ans, exerce des consultations de sexologie, après avoir été psychomotricienne de 2014 à 2022 à Troyes. Sur son profil professionnel, elle se décrit comme une praticienne spécialisée en développement personnel, aidant à l’épanouissement sexuel des individus, y compris les enfants, lorsqu’ils sont accompagnés par un parent. Sa carrière et son approche semblent en contradiction avec les événements récents, ce qui soulève des interrogations sur son état psychologique et sa capacité à s’occuper de ses enfants.

Le père des enfants, dont le droit de visite est limité et supervisé, se trouve dans une situation difficile. Selon le procureur de Colmar, Jean Richert, il ne comprend pas pourquoi la mère a agi ainsi. Il a déposé une plainte pour soustraction de mineurs, cherchant à comprendre les circonstances de cet abandon.

Marc B., 55 ans, est un ancien gendarme qui a quitté son poste en 2010. Connu pour ses comportements problématiques, il a des antécédents de violences et de menaces. Sur les réseaux sociaux, il se décrit comme une victime d’un système judiciaire qu’il qualifie de défaillant. Ses publications témoignent d’un discours complotiste et antisémite, ce qui soulève des inquiétudes quant à son influence sur Marine R. et sur l’éducation des enfants.

Le maire de Colmar, Éric Straumann, a déclaré que Marine R. s’était récemment installée en Alsace et qu’aucun signalement n’avait été fait concernant des problèmes familiaux. Les enfants fréquentaient des établissements scolaires et étaient apparemment intégrés dans la communauté. Selon lui, il n’y avait pas de signes évidents de détresse sociale majeure dans le foyer.

Les événements tragiques de cette affaire soulèvent des questions sur le bien-être des enfants et sur l’intervention des services sociaux. Comment une telle situation a-t-elle pu se produire sans que des mesures préventives ne soient prises ? Le système éducatif et social avait-il des raisons de s’inquiéter ? Celles-ci sont autant de questions qui demeurent en suspens alors que l’enquête se poursuit.

En attendant, les enfants sont désormais placés sous protection, et leur avenir reste incertain. L’affaire a suscité une attention médiatique importante, tant en France qu’au Portugal, et les détails de cette tragédie continuent d’évoluer alors que des informations supplémentaires émergent.