Affaire Epstein : le gouvernement français incite les victimes à témoigner

Le gouvernement français appelle les femmes qui auraient été victimes dans l’affaire Epstein à se faire connaître et à saisir la justice. Cette annonce a été faite par Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement, lors d’une déclaration faite à la sortie du Conseil des ministres, le 11 février 2026.

EN BREF

  • Le gouvernement incite les victimes de l’affaire Epstein à témoigner.
  • Une plainte pour viol a été déposée contre un agent de mannequin.
  • Des nouveaux témoignages émergent après la publication de documents américains.

Cette déclaration intervient à la suite de l’implication d’un diplomate français, Fabrice Aidan, qui a échangé de nombreux courriels avec Jeffrey Epstein, le financier américain accusé de crimes sexuels et de traite d’êtres humains. Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangères, a saisi le procureur de la République concernant ces échanges.

Maud Bregeon a insisté sur la nécessité de faire toute la lumière sur cette « affaire effroyable et tentaculaire », soulignant que c’est à la justice de mener son enquête. Cette prise de position fait suite à des déclarations du président Emmanuel Macron, qui a affirmé qu’il était essentiel que la justice américaine remplisse son rôle dans cette affaire.

Le volet français de l’enquête, qui avait été ouvert en 2019, avait été clos en 2022. Néanmoins, le contexte a changé avec l’apparition de nouveaux témoignages, alimentés par la révélation récente de millions de documents par les autorités américaines, provoquant une onde de choc à échelle mondiale.

Parmi les nouvelles informations, le nom de Jack Lang a été mentionné à plusieurs reprises dans des correspondances privées avec Epstein. Cette situation a conduit à la démission de Lang de son poste à l’Institut du monde arabe à Paris, et la question de l’intervention de la justice française reste en suspens.

Une plainte pour viol a été déposée en France contre un agent de mannequin, Daniel Siad, par une ancienne modèle suédoise. Ce dernier figure également dans les documents récemment révélés, ce qui soulève des questions quant à ses liens avec Epstein. Il est important de noter que la seule mention d’un nom dans ces correspondances ne présume en rien d’un acte répréhensible.

À la lumière de ces événements, le gouvernement encourage les victimes à prendre la parole et à se tourner vers la justice. Ce geste est perçu comme un moyen de briser le silence autour des crimes sexuels et de favoriser un environnement où les victimes peuvent se sentir en sécurité pour témoigner.

Alors que la situation évolue, les prochaines semaines pourraient être cruciales pour l’avancement de cette affaire complexe et sensible, tant au niveau national qu’international. L’enquête se poursuit, et les autorités restent attentives aux nouveaux témoignages qui pourraient surgir.