En septembre 2025, une enquête a été ouverte par le parquet de Paris concernant Rachida Dati, ancienne ministre de la Culture. Cette investigation fait suite à des allégations de non-déclaration de bijoux auprès de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP). En avril 2025, le quotidien Libération avait déjà révélé que la femme politique aurait omis de mentionner une collection de bijoux d’une valeur totale estimée à 420 000 euros.
EN BREF
- Rachida Dati est sous enquête pour non-déclaration de bijoux de luxe.
- La collection comprend 19 pièces, estimées à 420 000 euros.
- La loi impose la déclaration des bijoux d’une valeur supérieure à 10 000 euros.
Les bijoux en question, qui incluent colliers, bracelets, bagues et montres, ne figuraient pas dans la déclaration de patrimoine de Rachida Dati, faite en juin 2024. Le parquet de Paris a confirmé l’ouverture de l’enquête le 16 décembre 2025, précisant qu’elle avait été confiée à la brigade financière et anti-corruption (BFAC) de la préfecture de police.
Cette affaire a été mise en lumière par plusieurs signalements. En effet, le 18 juin 2025, Raymond Avrillier, militant écologiste anticorruption de Grenoble, avait alerté la justice. Ce signalement a été suivi par celui du sénateur socialiste parisien Rémi Féraud, le 26 juin 2025. Ces initiatives ont conduit à une enquête approfondie sur les déclarations de la femme politique.
En septembre 2025, le média Blast a ajouté une nouvelle dimension à l’affaire en affirmant détenir des factures indiquant que la valeur réelle de la collection de Rachida Dati pourrait dépasser 600 000 euros. Face à ces accusations, Rachida Dati a nié les allégations lors d’un entretien sur France Inter, début mai 2025. Elle a affirmé : « Je n’ai rien à régulariser. Je n’ai jamais été prise en défaut sur aucune déclaration. Donc ce n’est pas aujourd’hui que ça va commencer. »
La défense de Rachida Dati a qualifié les estimations de Blast de « farfelues ». Toutefois, la loi impose que tout bijou dont la valeur individuelle excède 10 000 euros soit déclaré à la HATVP. Cette exigence de transparence s’applique à tous les ministres et hauts responsables.
Si les faits reprochés se révèlent fondés, Rachida Dati pourrait faire face à des sanctions sévères. Un précédent existe avec Alain Griset, ancien ministre délégué aux PME, qui a démissionné en décembre 2021 après avoir été reconnu coupable de « déclaration incomplète ou mensongère ». Il avait alors écopé de quatre mois de prison avec sursis et d’une peine de trois ans d’inéligibilité.
Dans une affaire de cette nature, la transparence et la confiance du public sont mises à l’épreuve. L’issue de l’enquête déterminera si Rachida Dati pourra retrouver sa crédibilité politique ou si elle sera contrainte de faire face à des conséquences judiciaires.