Le mardi 3 octobre, Thomas Boulay, le maire de Beuxes dans la Vienne, a été victime d’une agression violente dans son bureau. Âgé de 28 ans, il a été frappé au visage et projeté au sol par deux individus cagoulés. Cet incident s’est produit alors qu’il se trouvait seul dans l’enceinte de la mairie. Après avoir été secouru, il a été transporté au centre hospitalier de Loudun, mais a pu rentrer chez lui dans la soirée, selon un communiqué de la préfecture.
EN BREF
- Thomas Boulay, maire de Beuxes, a été agressé par deux individus cagoulés.
- Une enquête a été ouverte pour violence envers un élu public.
- Le préfet a annoncé la mise en place d’un dispositif d’alerte pour le maire.
Cette agression fait partie d’un contexte plus large de tensions qui touchent la commune de Beuxes, peuplée de 560 habitants. Ces dernières semaines, la violence a augmenté, avec des dégradations récurrentes, notamment au stade, dans l’église et dans la salle des fêtes. De surcroît, un dirigeant du club de football a été blessé par un coup de couteau lors d’une altercation en juin dernier.
Le député de la 4e circonscription, Nicolas Turqois, a exprimé son indignation sur les réseaux sociaux, qualifiant cette agression d’« absolument intolérable ». Il a souligné le lien avec la montée de la violence observée dans le village, une situation qui s’est aggravée récemment avec des comportements tels que le tapage nocturne et des actes de vandalisme, tels que des poubelles incendiées et des câbles d’éclairage public coupés.
En réponse à cette situation alarmante, le préfet de la Vienne a fermement condamné l’agression et a annoncé qu’un « bouton d’alerte » serait attribué à Thomas Boulay. Ce dispositif, instauré dans le cadre du Plan national de prévention et de lutte contre les violences faites aux élus, permettra au maire d’alerter les forces de sécurité rapidement en cas de danger.
« Attaquer un élu de la République, qui plus est dans sa mairie, c’est s’attaquer à la République elle-même », a poursuivi M. Turqois, affirmant qu’il suivra de près les mesures de sécurité à mettre en œuvre dans la commune ainsi que les conséquences judiciaires de cette affaire.
Jérôme Neveux, président de l’association des maires de la Vienne, a également réagi à cet incident. Il a déclaré que ces actes ne sont pas de simples faits divers, mais une atteinte directe à la République et à ceux qui la représentent au quotidien. « Derrière chaque maire agressé, c’est la démocratie de proximité qui est visée », a-t-il ajouté.
L’enquête a été confiée à la gendarmerie de Châtellerault, qui est chargée de déterminer les circonstances précises de l’agression et d’identifier les auteurs de cette violence inacceptable. Ce climat de peur et d’insécurité soulève des questions sur la protection des élus locaux et sur les moyens à mettre en œuvre pour assurer leur sécurité.
Il est impératif que des mesures concrètes soient prises pour préserver la tranquillité publique et garantir la sécurité des élus, qui jouent un rôle essentiel dans la vie démocratique de nos communes. La mobilisation des autorités et la vigilance des citoyens sont essentielles pour contrer cette dégradation de l’ordre public.