Al Green expulsé du Congrès pour avoir dénoncé Trump lors d’un discours

Lors d’une récente séance, Donald Trump a été accueilli par un tonnerre d’applaudissements, mais l’événement a pris une tournure inattendue avec l’expulsion du représentant démocrate du Texas, Al Green. Ce dernier a brandi un panneau provoquant, affirmant que « Les Noirs ne sont pas des singes », en référence à une vidéo partagée par Trump sur son réseau Truth Social.

EN BREF

  • Al Green, élu du Texas, a été expulsé de l’hémicycle après avoir dénoncé Trump.
  • Son panneau visait une vidéo raciste relayée par le président sur les Obama.
  • Green évoque la nécessité de prendre position en référence aux droits civiques.

La scène s’est déroulée alors que Donald Trump avançait lentement dans l’allée, saluant ses partisans. La mise en scène, soigneusement orchestrée, a été interrompue lorsque le panneau de Green a été levé, provoquant une réaction immédiate des républicains qui ont huée l’élu. Pour la deuxième année consécutive, Al Green a donc manifesté son désaccord de manière controversée.

Green, figure emblématique de l’aile progressiste du Parti démocrate, a souligné que son geste visait à attirer l’attention sur les propos racistes de Trump. Il a ainsi déclaré : « À en juger par l’expression sur son visage, il l’a vu, il l’a compris ». Ce message, selon lui, devait inciter Trump à changer de comportement.

Ce n’est pas un fait isolé. L’an dernier, déjà, Al Green avait été escorté hors de la chambre après avoir montré sa canne en direction du président. Cette constance dans son opposition à Trump traduit une volonté affirmée de dénoncer les discours qu’il juge inacceptables.

Dans un contexte de primaire démocrate dans sa circonscription récemment redessinée, Green s’affiche comme un opposant sérieux à Trump. Dans un clip de campagne, il a exprimé que « Quand je me suis levé, ce n’était pas pour attirer l’attention. C’est parce que certaines choses méritent qu’on se lève ».

Face aux critiques qui lui sont adressées, Al Green s’inspire des figures historiques des droits civiques. Il rappelle que Martin Luther King et Rosa Parks ont tous deux pris des positions courageuses, parfois au prix de leur liberté. « Parfois, il faut prendre position », a-t-il déclaré, soulignant la nécessité d’agir face à l’injustice.

Alors que les applaudissements pour Trump reprenaient, le geste de Green a suscité un large écho sur les réseaux sociaux. Ce contraste entre le soutien massif dont bénéficie le président et la voix dissidente de l’élu texan met en lumière les tensions politiques croissantes au sein du paysage américain.

En définitive, cette scène illustre non seulement les divisions au sein du Congrès, mais également la détermination de certains élus à s’opposer aux discours qu’ils jugent dangereux. Al Green continue de faire entendre sa voix, en rappelant que dans la lutte pour les droits civiques, chaque geste compte.