Trois mois après le meurtre tragique de son frère Mehdi, Amine Kessaci, un militant anti-narcotrafic basé à Marseille, se confie sur sa vie placée sous protection policière. Dans un entretien accordé au Figaro, il exprime son engagement indéfectible dans sa lutte contre le narcotrafic et évoque les défis quotidiens liés à cette situation précaire.
EN BREF
- Amine Kessaci est sous protection policière depuis août 2025
- Le meurtre de son frère Mehdi l’a profondément marqué et renforcé son engagement
- Il se présente aux élections municipales avec l’ambition de lutter contre le narcotrafic
Depuis le meurtre de son frère, Amine Kessaci a vu sa vie basculer. Le 13 novembre dernier, Mehdi a été assassiné, une tragédie qui a ravivé les souvenirs douloureux de la perte de son grand frère, Brahim, victime d’un règlement de comptes. Cette double perte a poussé Amine à intensifier son combat contre le narcotrafic, une problématique qui gangrène les quartiers nord de Marseille.
Amine Kessaci, qui est également candidat aux élections municipales sur la liste de Benoît Payan, n’a pas l’intention de se laisser abattre. Il déclare avec force : « Le meurtre de mon frère va causer la fin de la DZ Mafia ». Sa détermination est palpable. Pour lui, cette tragédie a engendré une rage profonde qui le motive à lutter jusqu’au bout.
La vie d’Amine Kessaci a radicalement changé depuis qu’il est sous protection. « Je ne peux plus faire mes courses. Je ne sais plus ce qu’est la terrasse d’un café », confie-t-il. Chaque déplacement nécessite la présence de policiers, ce qui rend ses interactions sociales et ses activités quotidiennes très compliquées. Il vit également dans une constante incertitude. « Je ne dors jamais sur un point fixe. J’alterne entre des bases militaires et d’autres lieux très variés », détaille-t-il, illustrant ainsi la précarité de sa situation.
À seulement 22 ans, ce jeune militant est conscient des risques qu’il encourt. « Ma vie ne tient qu’à un fil aujourd’hui », admet-il. Cette lucidité le pousse à agir au plus vite. Amine Kessaci veut se rendre sur le terrain pour témoigner de son engagement et prouver que « la République est debout ». Son projet politique est avant tout une extension de son combat personnel contre le narcotrafic.
À l’approche des élections municipales, son message est clair : il souhaite mobiliser les citoyens autour de la lutte contre la criminalité organisée. La présence policière à ses côtés n’est pas qu’une simple mesure de sécurité, elle symbolise également le soutien de l’État face à des enjeux sociétaux cruciaux.
Amine Kessaci représente une voix de résistance dans un contexte difficile. Son engagement et sa détermination à poursuivre le combat contre le narcotrafic, malgré les menaces qui pèsent sur lui, sont révélateurs d’une volonté profonde de changement. Dans une ville où la peur peut parfois dominer, il s’efforce de faire entendre un message d’espoir et de résilience.
En somme, l’histoire d’Amine Kessaci est celle d’un jeune homme confronté à l’adversité mais qui refuse de se soumettre. Sa lutte, bien plus que personnelle, est un appel à l’action pour tous ceux qui aspirent à un avenir sans narcotrafic à Marseille.