Anna Ostasenko, la fille d’Igor Bogdanoff, dévoile son parcours et ses choix audacieux

Plus de quatre ans après la disparition des célèbres jumeaux Bogdanoff, Anna-Claria Ostasenko, fille d’Igor, se livre dans un ouvrage introspectif. Son premier roman, intitulé Rappelle-moi, ma belle, publié le 19 août 2023, explore les souvenirs d’une enfance marquée par des événements familiaux complexes et une quête d’identité. Dans une interview accordée à Ouest-France, la jeune femme a partagé un choix marquant qu’elle a fait à seulement 16 ans, révélant un désir profond de s’éloigner de l’héritage familial.

EN BREF

  • Anna-Claria Ostasenko évoque son premier roman ayant pour thème son enfance.
  • Elle a choisi d’utiliser son deuxième nom pour éviter la honte liée à sa famille.
  • Sa relation avec son père Igor a évolué durant ses derniers jours, révélant des moments de réconciliation.

Ce récit poignant permet à Anna de revisiter les zones d’ombre de sa vie familiale, notamment la décision d’adopter le nom de famille d’Ostasenko, plutôt que celui de Bogdanoff, qui est désormais associé à des controverses et à une image publique difficile. Elle explique que ce choix a été motivé par le besoin d’échapper à la « honte » qui entourait la réputation de ses père et oncle, notamment en raison de leur apparence physique et de leur dernière apparition médiatique.

Avant de se lancer dans l’écriture, Anna avait envisagé de transposer son histoire au cinéma. Toutefois, ses tentatives de financement s’étaient heurtées à des obstacles. Avec le recul, elle se dit heureuse d’avoir trouvé dans l’écriture une voie pour exprimer ses sentiments et ses souvenirs. « J’ai eu besoin d’écrire pour me souvenir », a-t-elle affirmé, traduisant ainsi l’importance de ce processus créatif dans sa quête d’identité.

Dans son livre, Anna-Claria aborde également sa relation avec son père, une figure publique souvent absente de sa vie. Elle décrit leurs interactions comme tumultueuses, mais souligne une transformation survenue dans les derniers jours d’Igor, lorsqu’il était hospitalisé. « Tout a basculé lors de ses derniers jours, comme une rencontre d’âmes », se remémore-t-elle. Ce moment clé a permis à Anna de redécouvrir son père et de tisser des liens plus profonds avec son histoire.

Anna se souvient avec émotion d’une scène marquante où, alors qu’Igor était emmené à l’hôpital, elle a vu une mèche de faux cheveux tomber. Cette image lui a provoqué une immense tristesse et a suscité chez elle une réflexion sur la manière dont son père avait toujours cherché à se cacher derrière des apparences. « Comment mon père, qui est en train de mourir, veille-t-il encore à ce que personne ne puisse le voir comme il est vraiment… Toujours se cacher. Toujours inventer », a-t-elle partagé, interrogeant ainsi la nature même de la mythification qui entourait son père.

Ce parcours d’écriture et de réflexion a permis à Anna-Claria de faire la paix avec ses blessures. Elle confie avoir découvert une facette différente de son père, et malgré les tumultes, elle ressent toujours un profond amour pour lui. « Je l’aimais tellement », conclut-elle, témoignant ainsi d’un lien indéfectible malgré les épreuves.

Avec Rappelle-moi, ma belle, Anna Ostasenko ne se contente pas de raconter une histoire familiale ; elle met en lumière les défis de l’identité, de la mémoire et de la réconciliation. Ce livre, au-delà d’un simple récit, est une véritable quête personnelle qui résonne avec quiconque a cherché à comprendre son héritage et son passé familial.