Anne Hidalgo soutient Emmanuel Grégoire à distance, son mari en première ligne

Dans la course aux élections municipales de Paris, Emmanuel Grégoire, candidat socialiste, ne bénéficie pas d’un soutien affiché de la part d’Anne Hidalgo, l’actuelle maire de la capitale. Toutefois, cette dernière a choisi de montrer son soutien à travers son mari, Jean-Marc Germain, qui a pris part aux événements de campagne.

EN BREF

  • Emmanuel Grégoire, candidat socialiste, se lance dans la course à la mairie de Paris.
  • Anne Hidalgo soutient son ancien adjoint à distance, par l’intermédiaire de son mari.
  • Un meeting de campagne a eu lieu le 12 mars, avec Jean-Marc Germain présent.

Les élections municipales approchent, et depuis le 2 mars 2026, les candidats multiplient les initiatives pour rallier les électeurs. Emmanuel Grégoire, qui se présente contre Rachida Dati et Sophia Chikirou, espère succéder à Anne Hidalgo. La maire socialiste a mis du temps à afficher son soutien pour son ancien premier adjoint, ce qui a suscité interrogations et analyses au sein de la sphère politique parisienne.

Le soutien d’Anne Hidalgo, bien que discret, a finalement pris forme lors d’un meeting de campagne le 12 mars, au Cirque d’Hiver. Si la maire de Paris n’était pas présente, son époux, Jean-Marc Germain, a pris la parole pour faire entendre sa voix. Dans une vidéo diffusée sur Instagram, il a déclaré : « J’aime le Paris d’Anne Hidalgo. Dimanche, je voterai Emmanuel Grégoire, car je sais qu’il poursuivra les transformations remarquables de ces dernières années ». Son intervention témoigne d’un soutien indirect mais significatif dans le cadre de cette campagne.

Les tensions au sein du Parti socialiste parisien sont palpables. Anne Hidalgo, qui a longtemps critiqué son ancien collaborateur, a fini par reconnaître l’importance de sa candidature. Dans une interview accordée aux Échos le 20 janvier, elle avait affirmé qu’elle voterait pour la gauche, sans toutefois mentionner directement Emmanuel Grégoire en raison des contraintes légales qui l’engagent. Elle a précisé : « Je ne pouvais pas citer le nom d’Emmanuel Grégoire lors de mes vœux parce que je suis tenue par la loi à une réserve. J’ai toujours dit que je voterais pour la gauche et celui qui conduit la liste, c’est Emmanuel Grégoire ! »

Malgré son soutien, la maire de Paris a exprimé son refus d’une alliance avec La France insoumise, en dénonçant les dérives qu’elle perçoit dans certains courants politiques. Elle a ajouté : « Les gens qui fricotent avec le communautarisme, ceux qui dépassent les bornes sur l’antisémitisme, c’est hors de question ». Cette position montre une volonté de maintenir une ligne claire et une certaine autonomie par rapport à des mouvements qu’elle juge problématiques.

Alors que la campagne s’intensifie, Emmanuel Grégoire doit faire face à une concurrence acharnée. Rachida Dati et Sophia Chikirou représentent des adversaires redoutables, chacune ayant des bases électorales solides. Grégoire mise sur son expérience et sur l’héritage d’Anne Hidalgo pour séduire les électeurs parisiens. Son équipe de campagne s’efforce de capitaliser sur les réalisations de la mairie sortante pour attirer les indécis.

Les prochaines semaines seront décisives, avec les scrutins prévus les 15 et 22 mars. L’issue de ces élections pourrait redessiner le paysage politique de la capitale, et Emmanuel Grégoire espère que le soutien, même indirect, d’Anne Hidalgo lui permettra de franchir la ligne d’arrivée avec succès.

La dynamique actuelle de la campagne met en lumière les défis auxquels sont confrontés les candidats à la mairie de Paris, dans un contexte où l’engagement citoyen et les aspirations des électeurs évoluent rapidement. Les résultats des élections municipales pourraient bien être un révélateur des attentes et des préoccupations des Parisiens.