Le débat sur l’accès aux réseaux sociaux pour les jeunes s’intensifie, alors que l’Assemblée nationale a approuvé, dans la nuit du 26 au 27 janvier, une loi prohibant l’accès aux réseaux sociaux aux mineurs de moins de 15 ans à partir du 1er septembre 2026. Ce projet, soutenu par le gouvernement et Emmanuel Macron, s’inscrit dans une volonté de *protéger la santé mentale* des adolescents.
EN BREF
- L’Assemblée nationale a approuvé une loi interdisant l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans à partir de septembre 2026.
- Gabriel Attal affirme que le combat pour cette loi est collectif et ne relève pas d’une récupération personnelle.
- Le texte prévoit également l’interdiction des téléphones portables au lycée, une mesure qui suscite des débats.
Ce texte a été soutenu avec énergie par **Laure Miller**, rapporteure de la proposition, et a été adopté par 116 voix pour et 23 contre. Des exceptions sont stipulées, notamment pour les plateformes éducatives et certaines messageries privées comme WhatsApp. La volonté est claire : ne pas bloquer les outils numériques éducatifs ou nécessaires aux adolescents dans leur communication personnelle.
Ce mardi sur BFMTV, le président de Renaissance, Gabriel Attal, a été confronté à des critiques concernant l’absence de clarté politique entourant le sujet. Apolline de Malherbe l’a interrogé sur ce qu’elle a qualifié de **malaise** au sein de l’Élysée, rapportant que quelques-uns percevaient son engagement sur ce projet comme une **tentative de récupération** personnelle de la part d’Attal. Une accusation qui a semblé marquer son interlocuteur.
Gabriel Attal recadre le débat
Face à ces accusations, Gabriel Attal a rapidement rétorqué que son engagement pour cette cause est indissociable d’un **combat collectif**. « C’est un combat collectif », a-t-il souligné, rappelant qu’il avait déjà pris position en faveur de cette interdiction dès septembre 2023. Il a aussi mentionné avoir coécrit une tribune sur ce sujet avec le pédopsychiatre **Marcel Rufo** il y a un an, soulignant que ce combat va bien au-delà des simples intérêts politiques.
Le soutien accordé à la loi ne se limite pas seulement au gouvernement, mais s’étend à une **pléiade de groupes politiques**. Le vote a reçu l’adhésion d’une large partie du spectre politique, y compris des membres du RN-UDR, des communistes, des indépendants de Liot et même de nombreux écologistes. En revanche, les députés insoumis ont voté contre cette loi et une partie majoritaire des socialistes a choisi de s’abstenir, témoignant de la division autour de la mesure qui prohibe également l’utilisation de smartphones au **lycée**.
Ce tournant législatif s’inscrit dans une dynamique plus large, visant à protéger les jeunes des dangers potentiels des réseaux sociaux. Le sujet soulève des interrogations sur la façon dont la société encadre l’usage des technologies numériques, et sur la nécessité de *trouver un équilibre* entre innovation et protection des plus vulnérables. Quelles seront les répercussions de cette loi sur la vie quotidienne des adolescents et sur leur rapport avec les nouvelles technologies ? La question reste ouverte.
