Arthur Fery, la sensation de Wimbledon : parcours atypique et ascension fulgurante

À l’aube de ses 24 ans, Arthur Fery s’impose comme l’une des révélations les plus marquantes du tournoi de Wimbledon 2026. Surnommé « King Arthur » par un public conquis, ce jeune joueur a atteint les demi-finales du prestigieux tournoi de tennis londonien. Ce vendredi 10 juillet, il affronte Alexander Zverev, vainqueur de Roland-Garros, sur le court central, faisant vibrer les cœurs des supporters britanniques.

EN BREF

  • Arthur Fery, né en France, a grandi à proximité de Wimbledon.
  • Il a choisi la nationalité britannique pour sa carrière professionnelle.
  • Son parcours académique inclut l’université de Stanford et une ascension rapide dans le classement ATP.

Arthur Fery, né à Sèvres dans les Hauts-de-Seine, a vu le jour le 12 juillet 2002. Fils de Loïc Féry, un homme d’affaires et président du FC Lorient, et d’Olivia Gravereaux, ancienne joueuse de tennis, Arthur a grandi dans un environnement propice au sport. Sa mère a occupé un rôle au sein de la Lawn Tennis Association (LTA) au Royaume-Uni, ce qui lui a permis d’évoluer dans un milieu familial imprégné de tennis. Son père, Loïc, ne cache pas sa fierté face à l’exploit de son fils, affirmant que cette réussite est le résultat de nombreux sacrifices.

« Je suis aussi fier aujourd’hui que lorsque j’allais le voir jouer quand il avait 4 ou 6 ans », a-t-il confié. Loïc Féry souligne également la détermination d’Arthur : « Il mérite ce qui lui arrive. Il ne regarde pas le tableau. C’est quelqu’un de très posé. » Ces mots, empreints d’émotion, témoignent du parcours exceptionnel du jeune homme.

Bien que né en France, Arthur Fery s’est construit une identité britannique, ayant été élevé à quelques pas du mythique gazon de Wimbledon. Élève au King’s College School, il choisit à 16 ans de suivre une scolarité à distance pour se consacrer pleinement à sa carrière de tennisman. Après avoir représenté la France dans les catégories jeunes, il opte pour la nationalité sportive britannique en 2020, au moment de passer professionnel. « J’ai beaucoup d’accroches avec la France, mais je me sens très Anglais », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse.

Son parcours académique ne peut être négligé. Après le lycée, il rejoint l’université de Stanford, en Californie. Pendant trois ans, il évolue sur le circuit universitaire américain (NCAA), tout en poursuivant sa progression sur le circuit professionnel. Ses efforts portent leurs fruits lorsque, en 2025, il remporte son premier Challenger à Barranquilla, après avoir atteint la finale à Mouilleron-le-Captif deux ans plus tôt.

Le jeu d’Arthur Fery reflète son parcours singulier. Élevé sur gazon, il possède des qualités rares sur cette surface, notamment un revers slicé efficace et une grande variété dans ses coups. Bien qu’il mesure 1,75 m, sa vitesse de déplacement compense son gabarit plus modeste que la moyenne du circuit. Ses victoires marathons contre Zizou Bergs et Grigor Dimitrov ont confirmé son endurance, et sa récente performance face à Flavio Cobolli l’a propulsé sur le devant de la scène.

Classé 114e mondial avant le début du tournoi, Arthur Fery est désormais assuré de devenir le numéro un britannique au prochain classement ATP. Cette ascension rapide nourrit les espoirs du public anglais, qui voit en lui un potentiel héros national. En ce moment, alors qu’il s’apprête à affronter Zverev, tous les yeux sont rivés sur cet athlète au parcours atypique, qui a su transformer ses racines françaises en une belle histoire de réussite anglaise.