Assassinat d’Éric Robic à Neuilly : retour sur son parcours criminel complexe

Le jeudi 16 avril 2026, à 9h30, un drame s’est joué sur le boulevard Victor-Hugo à Neuilly-sur-Seine. Éric Robic, un homme de 51 ans, a été abattu en pleine rue par deux tireurs à scooter. Ce nom, peu connu du grand public, résonne pourtant dans les couloirs de la justice française, ayant été impliqué dans de nombreuses affaires judiciaires au cours des trente dernières années.

EN BREF

  • Éric Robic, abattu en pleine rue, avait un casier judiciaire de 12 condamnations.
  • Sa carrière criminelle était marquée par des escroqueries financières et un homicide involontaire en 2011.
  • Les enquêteurs de la JIRS de Paris examinent les implications de son passé sur son assassinat.

Les circonstances de cette exécution interpellent. Alors que la scène de crime était protégée par un périmètre de sécurité, les deux assaillants ont pris la fuite, laissant derrière eux un mystère que les enquêteurs de la Juridiction Interrégionale Spécialisée (JIRS) de Paris tentent de percer. L’absence de témoins fiables et l’examen des vidéosurveillance sont essentiels pour faire avancer l’enquête.

Un passé criminel chargé

Éric Robic n’était pas un inconnu pour la justice. Son casier judiciaire, qui compte douze condamnations depuis 1994, en dit long sur son parcours. Les infractions, principalement liées à des escroqueries financières, ciblaient des concessionnaires automobiles et des établissements bancaires. En janvier 2024, il avait été condamné dans une affaire d’escroquerie internationale d’un million d’euros, liée à un système complexe d’achat de véhicules par le biais de sociétés écrans, ce qui lui avait valu une peine de 18 mois de prison avec sursis.

Cependant, c’est un autre épisode de sa vie qui a marqué les esprits : en 2011, Robic avait renversé et tué une jeune Israélienne, Lee Zeitouni, à Tel-Aviv. Plutôt que de se rendre aux autorités israéliennes, il avait choisi de fuir vers la France, déclenchant une crise diplomatique entre les deux pays. La France a refusé d’extrader Robic, invoquant le refus de livrer ses ressortissants. Ce n’est qu’en 2014 qu’il a été condamné à cinq ans de prison ferme pour homicide involontaire aggravé, un jugement qui n’a pas apaisé les tensions.

Des ramifications inquiétantes

Le profil d’Éric Robic soulève des questions sur les motivations de son assassinat. Était-il en conflit avec des personnes ayant des intérêts similaires, ou son passé criminel a-t-il engendré des inimitiés ? Les méthodes utilisées pour l’éliminer — deux tireurs à scooter, un tir précis — rappellent les pratiques du grand banditisme. L’enquête en cours pourrait révéler des liens avec ses anciennes escroqueries, voire des affaires en cours qui auraient pu lui créer des ennemis mortels.

À ce jour, les deux tireurs restent introuvables et les autorités poursuivent leurs investigations. L’absence de descriptions précises par les témoins complique encore davantage la tâche des enquêteurs. Les recherches se concentrent sur les images des caméras de surveillance du quartier, espérant y déceler des indices cruciaux.

Éric Robic, à 51 ans, a emporté avec lui de nombreux secrets d’une vie à la croisée des chemins entre légalité et illégalité. Son assassinat soulève des interrogations sur les conséquences de son parcours et sur la manière dont ses actes ont pu influer sur son destin tragique. Quel secret lui a coûté la vie ce matin-là, au cœur d’un quartier paisible de Neuilly ? Les réponses demeurent à découvrir.