La Russie a été le théâtre, ce dimanche 20 septembre, d’une attaque de drones d’une ampleur sans précédent. Les autorités russes ont qualifié cette offensive de tentative de « perturber » le processus électoral en cours durant les élections législatives. Cette escalade des tensions survient au moment où les citoyens votent pour élire les représentants de la Douma, le parlement russe.
EN BREF
- Une attaque massive de drones a visé Moscou pendant les élections législatives.
- Plus de 1 600 drones ont été abattus par la défense anti-aérienne russe.
- Deux personnes ont perdu la vie suite à cette attaque, des dommages importants ont été signalés.
Le maire de Moscou, Sergueï Sobianine, a affirmé sur Telegram que l’attaque semblait avoir été orchestrée pour nuire au bon déroulement des élections. Il a précisé que les forces de défense avaient réussi à détruire plus de 1 600 drones, dont 450 se dirigeaient vers la capitale. Le gouverneur de la région moscovite, Andreï Vorobiov, a également signalé que 249 drones avaient été neutralisés, touchant plusieurs zones résidentielles.
Malheureusement, cette offensive a causé la mort de deux personnes : une femme de 44 ans et un homme âgé, dans des incidents distincts. Par ailleurs, un incendie a été déclenché par la chute d’un drone sur un immeuble, entraînant l’évacuation de 400 personnes dans une localité adjacente. À Moscou, une raffinerie a subi des dommages notables, comme l’a rapporté Sergueï Sobianine.
En réponse à cette agression, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a affirmé sur le réseau social X que les frappes ukrainiennes avaient eu un impact significatif, touchant des infrastructures clés de l’industrie pétrolière russe et des installations logistiques de l’ennemi.
Cette attaque intervient au moment où les Russes votent pour le dernier jour des élections, les premières depuis le début de l’offensive russe en Ukraine en février 2022. Les résultats des élections ne devraient pas surprendre, le parti de Vladimir Poutine étant largement favori. Néanmoins, la répression de la dissidence est sévère et le seul parti véritablement opposé à la guerre, Iabloko, a été exclu du processus électoral.
Les élections visent à renouveler les 450 sièges de la Douma, et se déroulent également dans les territoires ukrainiens occupés par la Russie. Les analystes surveilleront de près le taux de participation et les résultats des partis alternatifs pour tenter de comprendre l’état d’esprit des Russes, qui font face à des sanctions économiques, des frappes ukrainiennes régulières, et des pénuries de ressources.
Les premiers résultats des élections devraient être publiés ce dimanche après 18 heures, offrant un aperçu des conséquences de ce scrutin dans un contexte de guerre et de tensions croissantes.