Dans la nuit du dimanche 25 octobre, un autocar affrété pour transporter des sympathisants du Rassemblement national (RN) vers un congrès à Orléans a été attaqué à la gare routière de Grenoble. Prise pour cible par une dizaine d’individus encagoulés et armés, cette agression a suscité une vive réaction de la part du propriétaire du véhicule, Pierre-Jean Rochette, également sénateur.
EN BREF
- Un autocar du RN attaqué à Grenoble par des individus encagoulés.
- Les vitres brisées, le véhicule est immobilisé pour plusieurs mois.
- Pierre-Jean Rochette appelle à punir les agresseurs et dénonce la violence gratuite.
Les faits se sont déroulés aux alentours de 5 heures du matin, lorsque le groupe de onze passagers et deux conducteurs a été pris pour cible. Bien que personne n’ait été blessé lors de cette attaque, l’ensemble des vitres de l’autocar a été brisé, le rendant inutilisable pour le trajet prévu. Le parquet de Grenoble a ouvert une enquête pour violences volontaires aggravées et destruction de bien d’autrui.
Pierre-Jean Rochette, le propriétaire de l’autocar, exprime son indignation face à cette agression. « Le véhicule est immobilisé pour 4 à 6 mois minimum, donc 4 à 6 mois de perte pour nous, pour nos conducteurs », déplore-t-il. Selon lui, cette situation ne fait qu’accroître la pression sur son entreprise, qui doit faire face à des pertes financières considérables.
Le chef d’entreprise souligne également le professionnalisme de ses conducteurs durant l’incident. « Ils étaient choqués mais ont été très professionnels. Ils étaient prêts à continuer la mission pour ne pas leur donner raison », ajoute-t-il. Malheureusement, l’acheminement d’un autre véhicule a été trop long, ce qui a poussé le client à annuler la commande.
Face à cette violence, M. Rochette ne cache pas son effroi. « Vous voyez dix gars qui vous sautent dessus, c’est complètement dingue. On n’est pas en Colombie, il faut arrêter! Aujourd’hui, la violence est gratuite et sans limite », s’indigne-t-il. Il insiste sur le fait que ses conducteurs ne sont pas des militants politiques, mais simplement des travailleurs qui souhaitent subvenir aux besoins de leur famille.
Interrogé sur la possibilité de filtrer ses prestations en fonction des opinions politiques de ses clients, Pierre-Jean Rochette est catégorique. « Si on commence à choisir nos clients, on ne s’en sort pas. On a des clients très à gauche, on a déjà fait des manifestations, etc. On transporte tout le monde », affirme-t-il. Il ajoute qu’il n’hésiterait pas à accepter une nouvelle commande du RN, car il refuse de céder à la violence.
Pour le sénateur, les conséquences de cette agression auraient pu être bien plus graves. « Ce qu’il s’est passé est très grave, quelqu’un aurait pu être blessé. Il faut punir et faire en sorte que ça ne se reproduise plus », conclut-il, appelant à une prise de conscience collective face à la montée de la violence.