Dans la nuit du 27 au 28 mars 2026, une tentative d’attentat contre le siège parisien de la Bank of America a été déjouée grâce à l’intervention rapide des forces de l’ordre. Cet événement s’inscrit dans un climat de tensions croissantes lié à la guerre en Iran et aux menaces d’un groupuscule islamiste. Trois suspects, tous mineurs, ont été interpellés dans le cadre de cette affaire.
EN BREF
- Un attentat déjoué contre la Bank of America à Paris a eu lieu le 28 mars.
- Trois mineurs ont été interpellés, dont un connu des services de police.
- Le contexte international, notamment la guerre en Iran, suscite des inquiétudes croissantes.
Ce dispositif explosif a été découvert vers 3h30 du matin, alors qu’un homme tentait de l’activer. En patrouille, les policiers ont surpris un individu en train de déposer un engin, tandis que son complice prenait des photos de la scène. Le premier suspect, un jeune homme de 17 ans originaire du Sénégal, a été immédiatement arrêté, tandis que son complice a réussi à s’enfuir avant d’être appréhendé le lendemain.
Le Parquet national antiterroriste a rapidement ouvert une enquête pour « tentative de dégradation par incendie ou moyen dangereux en relation avec une entreprise terroriste ». Les investigations sont menées par la section antiterroriste de la brigade criminelle de la police judiciaire de Paris, en coopération avec la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).
L’engin explosif, constitué d’un bidon rempli d’hydrocarbures et d’un système de mise à feu, a été mis en sécurité pour analyse. Un pétard de 650 grammes de poudre explosive, destiné à enflammer le liquide, a également été retrouvé sur les lieux. La police a pris en charge le dispositif pour déterminer sa composition et son fonctionnement.
Le premier suspect, qui a avoué avoir été recruté via l’application Snapchat contre une rémunération de 600 euros, est connu des autorités. Sa garde à vue a été prolongée, tandis que deux autres mineurs ont été placés en garde à vue, l’un d’eux étant suspecté d’avoir filmé la scène. Au total, ces trois jeunes sont désormais impliqués dans l’enquête.
Les enquêteurs cherchent à établir un lien entre cet attentat déjoué et d’autres actions similaires récentes en Europe. Certaines de ces attaques ont été attribuées à des groupes se réclamant de l’Iran, notamment le groupuscule Harakat Ashab al-Yamin al-Islamiya, qui a publié des menaces sur les réseaux sociaux. La vidéo diffusée sur X montre clairement le siège de la Bank of America, signalant une intention manifeste d’agression.
Dans ce contexte, le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a appelé à la vigilance face à d’éventuelles représailles visant des cibles identifiées comme prioritaires par les autorités. Il a d’ores et déjà évoqué des actions potentielles menées par des « proxys » iraniens, soulignant la nécessité de rester attentif aux menaces pesant sur les intérêts français.
Les répercussions de cet attentat déjoué continuent d’inquiéter les autorités, qui voient en cette tentative une illustration des dangers croissants liés aux tensions internationales et aux menaces terroristes. Le suivi de cette affaire est plus que jamais crucial pour assurer la sécurité des citoyens et des institutions.