Augmentation alarmante des disparitions d’enfants en France, selon un rapport

La question des disparitions d’enfants en France prend une tournure inquiétante. Ce lundi 25 mai, la Fondation Droit d’Enfance a rendu public son bilan annuel, à l’occasion de la Journée internationale des enfants disparus. Les chiffres, révélateurs d’une tendance préoccupante, montrent un rebond significatif du nombre de disparitions.

EN BREF

  • Le nombre de disparitions d’enfants a augmenté de 6,4 % en 2025.
  • Près de 95 % des disparitions sont des fugues, souvent influencées par des tiers.
  • 1.600 disparitions ont été qualifiées d’inquiétantes, presque le double par rapport à 2020.

Pour l’année 2025, les forces de l’ordre ont enregistré 40.953 signalements, ce qui représente environ 112 enfants par jour. Ce chiffre marque une augmentation significative par rapport aux années précédentes, où une tendance à la baisse était observée. La Fondation Droit d’Enfance souligne que cette hausse est principalement due aux fugues, qui constituent une part majoritaire des cas signalés.

Selon Julien Landureau, porte-parole de la fondation, dans 95 % des cas, il s’agit d’enfants qui quittent leur domicile. Il met également en lumière une réalité alarmante : “Dans une fugue sur quatre, celle-ci est réalisée sous l’emprise d’un tiers”. Cette influence extérieure, qu’il s’agisse d’amis, de connaissances ou d’autres individus, peut avoir des conséquences dévastatrices sur le bien-être de l’enfant.

Le rapport met également en avant une augmentation préoccupante des disparitions qualifiées d’inquiétantes, avec 1.600 cas en 2025. Ces situations sont souvent liées à des facteurs complexes, tels que des troubles psychiques ou des idées suicidaires. Julien Landureau explique que “si l’on compare à 2020, on est près du double de disparitions inquiétantes”, soulignant ainsi l’urgence de la situation.

Ce constat fait écho à une réalité plus large : les enfants disparus, même dans le cadre d’une fugue, sont exposés à des dangers accrus. Ce constat appelle à une prise de conscience collective et à des mesures immédiates pour protéger les plus vulnérables. La Fondation Droit d’Enfance appelle ainsi les pouvoirs publics à agir.

Elle plaide pour la mise en place d’une campagne nationale de sensibilisation sur les risques liés aux fugues, ainsi qu’un renforcement de la formation des policiers et des gendarmes concernant les disparitions de mineurs. Une telle initiative pourrait contribuer à mieux appréhender ces situations complexes et à agir rapidement lorsque des enfants sont en danger.

La fondation espère que ces recommandations seront prises en compte afin de inverser cette tendance inquiétante. En effet, la protection des enfants est une responsabilité collective qui nécessite l’engagement de l’ensemble des acteurs de la société.