Augmentation des frais de santé : ce qui attend les Français à partir d’octobre 2026

À partir du 1er octobre 2026, les Français devront s’attendre à une augmentation significative de leurs dépenses de santé. Plusieurs mesures sont mises en place, touchant directement le reste à charge des assurés sur divers postes de soins. Cette situation survient dans un contexte budgétaire difficile, où le déficit de la Sécurité sociale continue de croître.

EN BREF

  • Les franchises médicales augmentent de 40 %, atteignant un plafond de 140 € par an.
  • Les patients en affection de longue durée perdent l’exonération de 171 médicaments.
  • Des mesures de soutien sont mises en place pour les jeunes et les bénéficiaires de la C2S.

Le déficit de la Sécurité sociale a atteint 21,6 milliards d’euros en 2025, et il devrait atteindre 23,2 milliards en 2026, selon les prévisions de la commission des comptes de la Sécurité sociale. Dans ce cadre, le gouvernement a décidé de trouver de nouvelles sources d’économies, impactant directement le portefeuille des assurés.

Augmentation des franchises médicales

À compter du 1er octobre, les plafonds des franchises médicales et des participations forfaitaires vont connaître une hausse. Les assurés devront désormais s’acquitter de jusqu’à 70 € pour les franchises, qui incluent les médicaments, les actes paramédicaux et les transports sanitaires. De plus, jusqu’à 70 € seront également à payer pour les participations forfaitaires, portant le total à 140 € par an, contre 100 € auparavant. Les montants unitaires restent inchangés : 1 € par boîte de médicament, 1 € par acte paramédical, 4 € par transport sanitaire et 2 € par consultation ou acte médical.

Soutien pour les plus vulnérables

Malgré cette augmentation des charges financières, certaines catégories de personnes sont protégées. Environ 18 millions de Français, dont les mineurs, les bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire (C2S), et les femmes enceintes à partir du sixième mois, demeurent exonérés de franchises médicales.

Parallèlement, l’Assurance maladie introduit une nouvelle mesure : à partir du 1er octobre, elle remboursera deux protections menstruelles réutilisables par an pour les femmes de moins de 26 ans, sans condition de ressources. Cela inclut les culottes menstruelles et les coupes menstruelles, avec un remboursement compris entre 55 et 65 % du prix, selon le produit. Les assurées devront cependant s’assurer que les produits choisis sont sur la liste officielle de l’Assurance maladie.

Changements concernant les arrêts de travail

D’autres ajustements ont été instaurés depuis le 1er septembre. Les médecins doivent désormais indiquer le motif médical d’un arrêt de travail. La durée d’un arrêt initial est plafonnée à 31 jours, et les prolongations à 62 jours, sauf si la situation médicale du patient l’exige. De plus, un arrêt prescrit lors d’une téléconsultation ne peut excéder trois jours, sauf justifications spécifiques.

Par ailleurs, les règles de « tiers payant contre génériques » ont été élargies. Les médicaments hybrides et certains biosimilaires sont désormais concernés. Si le pharmacien propose une substitution et que le patient refuse sans raison médicale, il devra avancer le prix du médicament, avec un remboursement potentiellement réduit.

Ces mesures, bien qu’elles visent à équilibrer le budget de la Sécurité sociale, soulèvent des interrogations sur l’accès aux soins pour les Français. Dans un contexte où les dépenses de santé augmentent, il devient crucial de s’interroger sur les conséquences pour les assurés et sur la manière dont ces ajustements seront accueillis par la population.