Ă partir du 1er mars, se faire soigner dans un hĂŽpital public en France va coĂ»ter plus cher. Le gouvernement a dĂ©cidĂ© d’une hausse d’environ 15 % des frais d’admission, une mesure visant Ă rĂ©aliser des Ă©conomies de 450 millions d’euros sur le budget de la SĂ©curitĂ© sociale. Cette augmentation des « forfaits » appliquĂ©s lors des hospitalisations et des passages aux urgences pourrait avoir des rĂ©percussions notables sur le reste Ă charge des patients.
EN BREF
- Les frais d’admission Ă l’hĂŽpital augmentent de 15 % dĂšs le 1er mars.
- La hausse pourrait entraĂźner une augmentation des cotisations des mutuelles.
- Des associations de patients envisagent des recours juridiques contre cette mesure.
La ministre de la SantĂ©, StĂ©phanie Rist, a prĂ©cisĂ© que cette hausse ne constitue pas vĂ©ritablement une augmentation des tarifs, mais plutĂŽt une augmentation du reste Ă charge pour le patient. Par exemple, le tarif du forfait journalier hospitalier, qui couvre la chambre et les repas, passera de 20 Ă 23 euros. De mĂȘme, le coĂ»t du passage aux urgences sera dĂ©sormais facturĂ© 23 euros, au lieu de 19,61 euros.
Cette réforme a pour objectif de réajuster le financement des soins hospitaliers, en mettant davantage de poids sur les complémentaires santé. Séverine Salgado, directrice générale de la Fédération nationale de la mutualité française, souligne que ces changements entraßneront inévitablement une hausse des cotisations pour les mutuelles, qui devront intégrer ces nouvelles dépenses dans leurs tarifs.
La rĂ©action des acteurs du secteur est mitigĂ©e. Si la ministre Rist dĂ©fend les mesures comme un ajustement nĂ©cessaire, les associations de protection des malades dĂ©noncent une mesure injuste qui pourrait mettre Ă mal l’accĂšs aux soins. Elles envisagent de saisir le Conseil d’Ătat pour tenter de faire annuler cette dĂ©cision, affirmant que cela pĂ©naliserait les patients dĂ©jĂ en difficultĂ© financiĂšre.
Il est Ă©galement important de noter que 96 % des Français sont couverts par une complĂ©mentaire santĂ©, ce qui signifie que la majoritĂ© des patients ne devraient pas supporter seuls cette hausse. Toutefois, la question de l’Ă©quilibre entre la SĂ©curitĂ© sociale et les mutuelles reste au cĆur du dĂ©bat.
Cette nouvelle tarification soulĂšve des interrogations sur l’avenir du systĂšme de santĂ© français. Alors que le gouvernement cherche Ă rĂ©duire les dĂ©penses, les patients, eux, pourraient voir leurs frais mĂ©dicaux augmenter, rendant l’accĂšs aux soins potentiellement plus difficile pour certains d’entre eux.
En somme, le 1er mars marquera un tournant dans la gestion des frais d’hospitalisation. Les patients et les mutuelles devront s’adapter Ă cette nouvelle rĂ©alitĂ©, tout en surveillant de prĂšs les Ă©volutions de la lĂ©gislation et les rĂ©ponses des associations de dĂ©fense des droits des malades.