Le vendredi 12 juin 2026, Aurore Bergé, ministre déléguée chargée de l’Égalité et de la lutte contre les discriminations, était l’invitée du « 8h30 franceinfo ». Elle a abordé des sujets d’actualité brûlants, notamment l’affaire tragique de Lyhanna, une collégienne de 11 ans, et la mise en examen de l’artiste Patrick Bruel.
EN BREF
- Lyhanna a été enterrée ce vendredi après-midi à Fleurance.
- Aurore Bergé souligne une prise de conscience nationale sur les violences faites aux enfants.
- Patrick Bruel, mis en examen, reste libre de se produire sur scène malgré les accusations.
Alors que les obsèques de Lyhanna se déroulaient dans l’intimité à Fleurance, Aurore Bergé a exprimé sa tristesse, affirmant : « C’est notre responsabilité de faire mieux ». Elle a rappelé que le principal suspect de ce meurtre avait déjà fait l’objet de plusieurs plaintes pour violences sexuelles. Pour elle, la démission du ministre de la Justice, Gérald Darmanin, n’est pas la question centrale : « Aujourd’hui, une petite fille va être enterrée ».
La ministre a également évoqué les dysfonctionnements qui ont pu contribuer à cette tragédie. Elle a précisé qu’il était crucial de ne pas chercher des boucs émissaires, tout en soulignant que les enquêtes en cours permettront d’identifier les éventuels manquements. « Il y a peut-être des dysfonctionnements individuels et systématiques », a-t-elle affirmé.
Aurore Bergé a également suggéré d’intégrer l’imprescriptibilité des violences sexuelles sur mineur dans le projet de loi sur la protection de l’enfance. Elle a évoqué la possibilité d’aggraver les peines, indiquant que la société attendait des sanctions plus lourdes pour les prédateurs sexuels.
Concernant Patrick Bruel, mis en examen pour viol et agressions sexuelles, Aurore Bergé a fait savoir qu’elle rejette toute forme de « présomption de culpabilité ». Malgré les accusations, l’artiste, qui a annoncé l’annulation d’une partie de ses concerts d’été, est toujours autorisé à se produire, et sa tournée d’automne est maintenue. « On est dans un État de droit », a-t-elle insisté, soulignant l’importance de respecter la présomption d’innocence.
Cette situation soulève de nombreuses questions sur la justice et la manière dont les affaires de violence sexuelle sont traitées. Aurore Bergé a insisté sur la nécessité de garantir que les victimes soient entendues et que leurs droits soient respectés. Elle a conclu en appelant à une réflexion collective sur les moyens d’améliorer la protection des enfants face à de telles violences.