Beatrice Keul accuse Donald Trump de viol : révélations troublantes sur leur rencontre en 1993

Une nouvelle accusation de viol visant Donald Trump a émergé, portée par Beatrice Keul, une ancienne mannequin suisse. Les déclarations de Mme Keul, faites lors d’entretiens avec des élus démocrates de la Chambre des représentants, relancent le débat sur le comportement du président américain dans les années 1990.

EN BREF

  • Beatrice Keul accuse Donald Trump de l’avoir violée en 1993 à Atlantic City.
  • Le rapport des démocrates évoque des similitudes avec d’autres accusations contre Trump.
  • La Maison-Blanche rejette ces accusations comme une manœuvre politique.

Beatrice Keul, qui avait déjà mentionné des avances non désirées de Donald Trump en 2024, a fourni de nouveaux détails sur une rencontre qu’elle a eue avec lui lors d’un concours de beauté en novembre 1993. Selon elle, Trump l’aurait agressée dans une chambre d’hôtel après une soirée en compagnie de Jeffrey Epstein. À l’époque, Keul avait seulement 24 ans.

Le rapport, publié ce lundi 26 octobre, décrit la situation dans les termes suivants : Trump aurait saisi Keul par-derrière et l’aurait violée, provoquant des blessures physiques. L’accusatrice a décrit l’épisode comme « brutal » et a affirmé que Trump lui avait promis de l’aider à obtenir un visa et une admission à l’Université de New York, tout en lui demandant de garder le silence sur l’incident.

Les déclarations de Beatrice Keul ne sont pas isolées. Elles s’ajoutent à d’autres témoignages d’accusatrices, notamment celui d’E. Jean Carroll, qui a également allégué avoir été agressée sexuellement par Trump. En mai 2023, un jury a jugé que Trump avait bien commis une agression contre Carroll, confirmant ainsi la véracité de ses accusations.

Les démocrates estiment que les récits de Keul rejoignent un ensemble grandissant de témoignages qui mettent en lumière le comportement inapproprié de Trump, notamment en lien avec son amitié avec Epstein, reconnu pour ses crimes sexuels. Le rapport souligne que l’administration Trump aurait tenté d’empêcher la publication de certains documents concernant Epstein, ce qui pourrait constituer une entrave à la justice.

Dans le cadre de cette affaire, Jamie Raskin, l’auteur du rapport, a insisté sur la nécessité d’une enquête indépendante sur les complices d’Epstein et sur les actions de dissimulation potentielles menées par le ministère de la Justice.

La Maison-Blanche a réagi fermement, qualifiant ces accusations de « tentative désespérée » des démocrates pour détourner l’attention du public de ce qu’ils considèrent comme des réussites de Trump. Lauren Bis, porte-parole de la Maison-Blanche, a affirmé que le président avait déjà pris ses distances avec Epstein, le qualifiant de « répugnant ».

Le rapport des élus démocrates pourrait jouer un rôle clé dans d’éventuelles futures procédures de destitution contre Trump, particulièrement si les élections intermédiaires apportent des changements significatifs au sein du Congrès. Les implications de ces accusations pourraient influencer l’avenir politique de Trump et créer un précédent pour la prise en compte des témoignages des victimes de violence sexuelle.

Les femmes victimes des abus d’Epstein méritent d’être entendues, et l’exigence de transparence dans les enquêtes judiciaires reste une priorité pour les élus. L’opinion publique et les décideurs politiques devront maintenant se prononcer sur la véracité des accusations et sur les mesures à prendre pour garantir que justice soit rendue.