Benoît Hamon fait sa première apparition au cinéma dans un film engagé

Une surprise inattendue se prépare sur les écrans français : Benoît Hamon, ancien candidat à la présidentielle, fera une apparition dans le film Sauvons les meubles, prévu pour le 6 mai prochain. Cette incursion dans le monde du cinéma, révélée dans la bande-annonce récemment publiée sur les réseaux sociaux, marque un tournant pour l’homme politique, désormais éloigné de la scène politique.

EN BREF

  • Benoît Hamon apparaît dans le film Sauvons les meubles à partir du 6 mai.
  • Il joue son propre rôle aux côtés de Vimala Pons, lauréate d’un César.
  • Le film aborde des thèmes sociaux comme le surendettement et le revenu universel.

Dans ce long-métrage réalisé par Catherine Cosme, récemment récompensée pour son travail sur L’Inconnu de la Grande Arche, Benoît Hamon interprète son propre rôle dans une scène qui se déroule dans un studio photo. Il y est interviewé sur des thématiques qui lui sont chères, telles que le revenu universel, tout en se prêtant à un échange léger avec Vimala Pons, qui incarne une photographe au ton décalé.

Hamon, dont la carrière politique a pris un tournant vers l’engagement social, évoque des sujets qui lui tiennent à cœur. La scène, qui commence par une discussion sur le pouvoir et l’argent, évolue rapidement vers des questions sur la séduction vis-à-vis de ses électeurs, soulignant ainsi le côté humoristique du film. Sauvons les meubles se positionne à la croisée de la comédie et du drame, avec une histoire poignante autour de deux personnages, Lucile et Paul, qui font face à des défis familiaux majeurs.

Ce film aborde des problématiques sociales peu explorées au cinéma, comme le surendettement. Inspiré par des événements réels de la vie de la réalisatrice, il montre comment des dettes peuvent bouleverser une vie. Benoît Hamon, qui a pris ses distances de la politique nationale pour diriger l’ONG Singa, a été sollicité pour ce rôle par Vimala Pons, une rencontre qui a conduit à son engagement dans ce projet. « C’est Vimala Pons qui m’a contacté. J’adore ses spectacles et le projet avait du sens », a-t-il confié à Paris Match.

Le tournage, qui s’est déroulé au printemps 2024, a été une expérience unique pour Hamon, qui a pris part à cette aventure cinématographique pour une journée seulement. Il a décrit cette immersion comme très différente de ses activités habituelles, affirmant avoir découvert une nouvelle facette du monde artistique : « J’ai découvert l’attente et la capacité impressionnante des acteurs à se concentrer en deux secondes ». Ce regard sur le milieu cinématographique témoigne de sa curiosité et de son intérêt pour les arts.

Pour sa participation, Benoît Hamon a reçu une rémunération modeste, oscillant entre 300 et 400 euros bruts, correspondant au minimum syndical. Il a même déclaré qu’il aurait été prêt à participer bénévolement, soulignant l’importance personnelle du projet. Cette apparition inattendue dans Sauvons les meubles démontre que, même en dehors de la politique, Hamon continue de défendre des idéaux qui lui sont chers tout en se diversifiant dans un nouveau domaine.

En parallèle, Hamon reste actif sur les réseaux sociaux, particulièrement sur Instagram, où il aborde régulièrement des sujets de société et dénonce les dérives de l’extrême droite. Cette transition vers le cinéma pourrait ainsi être perçue comme une extension de son engagement social et un moyen de toucher un public plus large au-delà des murs de la politique.

Avec Sauvons les meubles, Benoît Hamon prouve qu’il a su se réinventer tout en restant fidèle à ses convictions. Cette nouvelle aventure cinématographique pourrait ouvrir la porte à d’autres projets, tout en apportant un éclairage sur des questions sociétales cruciales.